PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : J’ai du ciel plein les mirettes…

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J’ai du ciel plein les mirettes…

J’ai du ciel plein les mirettes, des rêves entre les dents et des folies dans les cheveux. 

J’ai l’espoir d’être coquette, de faire sourire les enfants et de rendre les gens heureux.

J’ai du rire en goguette, un gros câlin qui t’attend et de l’amour au fond des yeux.

J’ai la patience d’une alouette, un don d’humour latent et la volonté d’un paresseux.

J’ai l’âme légère d’une mouette, faite pour un beau goéland et qui attend toujours mieux.

d’autres « Pensées sans retouches » à venir…

 

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PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : HOU !

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hibou houx papier

Mes chers amis les doux hiboux,

C’est pas fini d’vous chercher des poux

Là-houx, partout, dessus, dessous ?

 

Feriez mieux, avant d’êtr’ gâteux,

D’couronner vos têtes de choux

D’émeraudes en bijoux.

 

J’en tomberais sur les genoux,

Ma grammaire en l’air dans le houx,

La caboche dans les roux cailloux.

Hou !!

d’autres « Pensées sans retouches » à venir…

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Flamme

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jeune fille bougie

« Jeune fille lisant une lettre à la bougie »

Jean Baptiste Santerre (1658-1717)

Flamme

Dans une odeur de souffre

Craque une allumette

Qui fait tourner la tête

D’une bougie immobile.

 

La froide mèche inerte

Frémit et grésille,

S’élève, lueur dans l’air,

Telle une pure jeune fille.

 

Monte, gonfle la flamme,

Arrondie aux hanches,

De désir son cœur enfle,

Brûlantes courbes de femme.

 

Elle crie dans le silence,

S’efface puis renaît,

Goutte d’or qui flanche,

Vacille et réapparaît.

 

Sa joie ne tient qu’à un souffle

Capricieux, tout puissant,

Qui en elle sans pitié s’engouffre

Pour la réduire à néant.

 

Douce est la chaleur qui luit

Dans le regard de l’enfant,

Promesse d’une calme nuit,

Magie, émerveillement.

 

Lumière des désespérés,

Brûlure des obstinés,

Dans mon âme tu émets

L’espoir de passions rêvées.

d’autres « Pensées sans retouches » à venir…

 

 

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Larmes

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Photo ©Lamouetterieuse

LARMES

Larmes d’âme

Se pâme une Dame

Ancrées profond

Gouttes d’encre

Jets en l’air

Sang mortifère

Sombre parterre

Points sur la toile

Broderie sans titre

Rire à aiguiller

Sens aiguisé

Pire éclaboussé

Gueule déformée

Boue infâme

Âme en larmes.

d’autres « pensées sans retouches » à venir…

 

 

 

 

 

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Il est des mots…

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il n'y a pas de hasard

Il est des mots…

Il est des mots…

Île aux démons,

L’hideux émoi

Étroit du moi,

Ivre du sort.

Et l’Hydre ressort,

En livrée d’émaux

Enivrée d’amour,

Livrer des mots

En livret de maux.

 

Il était une fois…

Un livre inachevé,

Instants tronqués, morcelés

D’une vie trompée, harcelée,

D’humeurs ensorcelée.

Pensées non amènes,

Pincées bien amères,  

Trempées nues dans l’encrier étonné,

Submergé, subjugué.

 

d’autres « pensées sans retouches » à venir…

 

 

 

 

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Beauté retrouvée

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Jersey, août 1981

Photo ©Lamouetterieuse

Patiente, elle ruminait dans un tiroir, comme d’autres clichés fanés,

Sous son bec ramolli, broyant lentement du noir.

Ses yeux n’affichaient désormais plus d’espoir,

Qui commençaient à être de toutes parts cernés.

 

Elle s’ennuyait ferme de ne plus humer l’iode,

Car Kodak ne lui offrait qu’un parfum de terre.

Ses pattes palmées étaient d’un gris terne,

Toutes grippées dans ce morne désordre.

 

Quand les mois et les années avaient coulé,

La belle Jersey et elle n’avaient guère changé. 

L’eau de mer tranquille était restée salée

Autour du bateau sous ses pieds.

 

Elle se disait : « la nostalgie, c’est bien joli, joli,

Qui incite ma gentille maîtresse

A rechercher dans un carton jauni

Ses souvenirs d’une lointaine jeunesse. »

 

Elle ajouta : « Grâce à sa ténacité,

J’ai enfin retrouvé ma liberté

Et peux encore offrir à son sourire

Les traits de ma beauté retrouvée ! »

d’autres « Pensées sans retouches » à venir…

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Les contes de la mouette : Le banc du poissonnier

mouette de face

Le banc du poissonnier

Le banc du poissonnier sur le bord du quai avait été installé

Pour que les marins épuisés puissent y démêler leurs filets,

Ou pour le repos des touristes blafards un peu égarés,

Mais c’est la mouette qui en a fait sa propriété.

 

Elle s’y tient sur une patte, équilibriste de pacotille,

Regarde le merlan dans la glace pilée qui frétille.

« T’as des yeux d’merlan frit », lui dit, en mode Gabin, le goéland,

« Euh… toi, j’t’ai pas d’mandé l’heure, pôv’ gla*d. » (censuré)

 

Les gants jaunes du poissonnier ressemblent à ses pattes,

Qui farfouillent dans les bacs de crustacés cuits.

Elle f’rait mieux qu’lui pour détacher les carapaces

Des tourteaux, des langoustes, des homards rougis.

 

Experte en dépeçage, par passion artiste marine,

Poétesse haïe des petits vers dans la saline,

Ogresse tortionnaire des bancs de poissons,

Elle ne laissera personne souiller son illustre réputation.

 

Se sentant épié, le poissonnier relève le bout de son gros nez,

Ose même lui jeter par-dessus l’épaule un sale regard, 

Auquel elle répond d’un oeil torve et hagard.

Des bipèdes en tablier, elle n’a pas peur, vous savez.

 

Certains voulaient l’appeler « le banc du poissonnier »,

Des pancartes l’avaient même depuis les ruelles désigné.

Désormais tout le monde l’appelle « le banc de la mouette », c’est avéré.

De ses sphincters elle en a d’ailleurs depuis longtemps signé le dossier. (censuré)

d’autres « fous-rires de la mouette » à venir…