PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Mon cœur est tout à toi

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Photo ©La mouette rieuse

Mon cœur est tout à toi

Tends-moi ta douce main,
Vois, caresse mes ailes,
Envole-toi au ciel
Dans la brume du matin.

Appelle-moi par mon nom,
Que je t’ensorcelle,
« Ginkgo » c’est très mignon,
Puis, je soigne à merveille !

Je t’offre un vert soupir
Pour panser ta douleur,
Et un léger sourire
En gage de pur bonheur.

Je frémis dans la brise,
Sursaute à demi-mot,
Au jardin insoumise,
Indomptable dans un pot.

Douce ondulation
De mes courbes végétales,
Féminine séduction
Et cils de femme fatale.

Derrière mon éventail
Je cache mon émoi,
Ton cœur est tout pareil,
Et le mien est à toi.

d’autres « Pensées sans retouches » à venir…

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PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Parfum d’antan

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Photo ©La mouette rieuse

Parfum d’antan

Tu étais si fière et libre dans mon jardin,

Reine silencieuse câlinée par le vent,

J’ai cisaillé tes jambes de mannequin

Et ne t’ai pas entendue crier pour autant.

 

Pour mon plaisir je t’ai privée de liberté,

Sans soucis de la mienne, égoïste aliénée.

Sur tes frêles épaules ta tête triste penchée,

Au loin vague ton âme à jamais écorchée.

 

Prisonnière d’un jour dans ton vase de cristal,

Tu te noies par le bas, laisse choir tes pétales,

Tu m’indiques en silence mon geste carcéral,

Te laissant dépérir en gouttes végétales.

 

Je caresse tes joues de velours chamarré,

Papillons délicats qui soulèvent mon cœur,

Hume ton parfum délicat, fragile bonheur,

Miel envoûtant, sucs légers, douce mélopée.

 

J’ai cueilli aujourd’hui la rose de mon jardin,

Capturé son essence tout au creux de ma main,

Demain ne sera que souvenir désolant 

Du trésor perdu de son doux parfum d’antan. 

d’autres « Pensées sans retouches » à venir…

 

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Pétales de sang

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Photo ©La mouette rieuse

Pétales de sang

Dans un songe, sa main l’a effleurée, doucement

Puis, cruel, l’a abandonnée, fragile beauté.

Il n’aurait pas dû la toucher, impunément.

Des gouttes de sang perlent sur sa chair végétale,

Pétales vengeurs, gardiens de sa virginité,

Las ! Elle n’est plus la même, elle défaille.

Son doux parfum embaumait le jardin,

Mais elle a perdu sa mémoire olfactive,

Avec sa vive jeunesse envolée,

Tendre sauge captive,

A jamais déflorée

Par le jardinier, rêveur impénitent.

d’autres « pensées sans retouches » à suivre…