PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Ma vie n’est que montagnes russes

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Ma vie n’est que montagnes russes

Ma vie n’est que montagnes russes. C’est d’autant plus comique que je ne connais pas la Russie, exceptée la ville de Saint-Petersbourg. Alors pour les montagnes russes, hein… C’est dire …

Je suis sans cesse transpercée par des joies ou des peines. Même lorsque je prends le métro, je me crois dans le wagonnet d’une attraction foraine, ballottée à gauche et à droite, le cœur frotté sur les rails grinçants. Je grimace, j’ai la nausée. C’est dire…

J’ai des « hauts » et des « bas » comme tout un chacun en somme. La nuance, de taille, c’est que ces hauts sont vertigineux et ces bas sombres. Ces hauts sont affolants, tandis que ces bas sont déprimants. Plus mes hauts sont élevés, plus mes bas sont enfoncés. Plus mes hauts sont exaltants, plus mes bas sont sclérosants. Plus mes hauts sont follement déments, plus mes bas sont consternants. C’est dire…

Alors demain, « j’enlève le haut », ou bien j’ôte le bas ? J’élève mon âme ou je sombre dans le trépas ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. Impossible d’arrêter de penser. Jour et nuit. Nuit et jour, obsédantes pensées. Le simple glissement du crayon sur le papier me plonge dans d’autres pensées, simultanées à celles que j’y couche en ce moment. Kss… kss… kss… Gratte mes oreilles, frotte mes sens, excite mon esprit. Ce crissement me fait grincer des dents; comme c’est agaçant ! Tu n’arrêtes donc jamais ton trafic, cerveau omniprésent ? Vous ne vous reposez donc même pas, le temps d’une milliseconde, neurones envahissants ?

Ne trouverais-je le repos que lorsque le gong final m’aura enfin assommée, que la vie terrestre m’aura quittée ? Même pas certain. Peut-être suis-je condamnée à la perpétuelle pensée, aux cérébrales montagnes russes immortelles. Peine incompressible. Horreur que cette perspective. Un vertige incontrôlable me saisit. Point de répit. Jamais. Remise en cause existentielle. Impuissante. J’étouffe. Questionnements en dents de scie. Mentale aciérie. Kss… kss… kss… Copeaux de « moi », « sciures » de mouches, tiens. Petites pattes sur feuille blanche, mini lettres en avalanche. STOPP !!

d’autres « pensées sans retouches » à venir… (encore ??)

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PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches, vagabondage lexical #6 Rien

Fruit d’une pensée souvent nocturne, obsédante, j’appellerais « vagabondage lexical », ce chemin foisonnant qui, partant d’un mot unique, en laisse surgir d’autres, me laissant errer avec bonheur dans mes sensations, mes idées, mes rêves. J’espère que ce petit voyage lexical vous plaira autant qu’il m’aura séduite. 

Rien…

Rien n’est-il pas quelque chose ? « Je n’ai rien à dire », n’est-ce pas « j’ai à vous dire que je manque de quelque chose à vous dire » ? Si « je n’ai rien dans mes poches », c’est que j’aimerais peut-être avoir quelque chose, mais n’y ai-je pas déjà mes mains, témoins de leur vacuité environnante ? Si « je n’ai rien en tête », c’est que je ments, car j’ai toujours quelque idée en tête, obsédante, foisonnante, que j’imagine des solutions possibles. Si « je ne mange rien« , c’est que je ne peux manger, dégoûtée par la nourriture, par la vie.

Si « rien ne peut exister », rien, en revanche existe. Le monde est plein de riens. N’évoque-t-on pas parfois des « petits riens » ? Si rien tient à peu de choses, ceci fait que rien existe, subsiste, résiste. Au trop-plein correspond le trop-rien. A côté de toi, il me semble que « je ne vaux rien », et pourtant, tu me dis que je vaux tout l’or du monde. L’amour est fait de tout et de rien, de plein et de rien de moins que de tout notre être. L’amour, c’est tout ou rien. L’amour, c’est tout, car rien ne vaut l’amour.

Ma devise sera alors : « un rien vaut mieux que deux tu ne l’auras ». Etre, savoir que l’on peut, ou ne pas, rien ou tout avoir…

à suivre…

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches, vagabondage lexical #5 Esprit

Fruit d’une pensée souvent nocturne, obsédante, j’appellerais « vagabondage lexical », ce chemin foisonnant qui, partant d’un mot unique, en laisse surgir d’autres, me laissant errer avec bonheur dans mes sensations, mes idées, mes rêves. J’espère que ce petit voyage lexical vous plaira autant qu’il m’aura séduite. Intuition…

Esprit…

… mon esprit est un orgue de Barbarie, ogre de barbarie, notes mâchées, avalées, recrachées, de mots aux multiples portées, clé de fa ou de sol, qui fuient, qui s’envolent et me rendent folle. Clé à molette ? Mi-molette ? Mi-folle ! Mon esprit est fou, il vit de maux, ogre sans faim, faim insatiable, de mots de tout et de rien…

à suivre…

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches, vagabondage lexical #4 Bulle

Fruit d’une pensée souvent nocturne, obsédante, j’appellerais « vagabondage lexical », ce chemin foisonnant qui, partant d’un mot unique, en laisse surgir d’autres, me laissant errer avec bonheur dans mes sensations, mes idées, mes rêves. J’espère que ce petit voyage lexical vous plaira autant qu’il m’aura séduite. Intuition…

Bulle…

… je suis une bulle. Légère, irisée, ronde. Oui, parfaitement ronde ! Musicale, quatre temps, tout le temps, toute l’année, en toute saison, pas de pause. Je m’élève dans les airs, je monte, je grimpe dans l’azur étonné. Libérée de mon entrave créatrice. Juste avant de toucher les doux nuages, j’hésite, j’erre dans l’air, je file indécise dans le ciel clair. Portée par les courants mouvants du vent. Puis, surprise, fâchée, dépitée, je m’éclate, dans un dernier rire, dans un dernier pied de nez à la mort ambiante. PAF ! J’étais une bulle, légère, insouciante, trop confiante… j’ai perdu mon essence, mon esprit…

à suivre…

 

 

 

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches, vagabondage lexical #3 Vie

Fruit d’une pensée souvent nocturne, obsédante, j’appellerais « vagabondage lexical », ce chemin foisonnant qui, partant d’un mot unique, en laisse surgir d’autres, me laissant errer avec bonheur dans mes sensations, mes idées, mes rêves. J’espère que ce petit voyage lexical vous plaira autant qu’il m’aura séduite.

Vie…

… vie, vis, vas, deviens ! Devine, en bas, en hauts. Optimise l’ampleur de tes mots, transforme-les en divins mots qui s’élèvent, légers, incrédules, vers la lune, géante bulle…

à suivre…

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches, vagabondage lexical #2 Créature

Fruit d’une pensée souvent nocturne, obsédante, j’appellerais « vagabondage lexical », ce chemin foisonnant qui, partant d’un mot unique, en laisse surgir d’autres, me laissant errer avec bonheur dans mes sensations, mes idées, mes rêves. J’espère que ce petit voyage lexical vous plaira autant qu’il m’aura séduite.

Créature…

Je suis une créature,

Je ne suis qu’une créature,

Je suis une vivante créature,

Je suis une créature aimée,

Je suis une créature éternelle.

Je suis une créature, fruit de Votre amour.

Merci, Seigneur, pour la vie…

à suivre…

 

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches, vagabondage lexical #1 Intuition

Fruit d’une pensée souvent nocturne, obsédante, j’appellerais « vagabondage lexical », ce chemin foisonnant qui, partant d’un mot unique, en laisse surgir d’autres, me laissant errer avec bonheur dans mes sensations, mes idées, mes rêves. J’espère que ce petit voyage lexical vous plaira autant qu’il m’aura séduite.

 

Intuition…

… perception aiguisée, idée certaine dans mon incertitude, projection lucide. Du bien, du bon, du bonheur pour la multitude, éjaculation lexicale fertile ? Utopie ?

Mais aussi craintes, angoisses diffuses… et si le monde courrait irrémédiablement à sa fin, entraînant sans pitié des moutons apeurés, médusés, la bouche pleine de foin ?

Espoir, espérance, peur, angoisse. Sus à l’inaction !

 

à suivre…