PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : « Dis Papa, pourquoi tu piques ? »

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Photo ©Lamouetterieuse

« Dis Papa, pourquoi tu piques ? »

Par une belle matinée d’été, le petit pin bleu lève les yeux vers le ciel, vers son papa, le grand pin bleu. Il contemple ses ramures argentées, doux bleu-grisé, puis s’approche pour l’embrasser. « Dis papa, pourquoi tu piques ? » Le père, amusé par cette question de jeune garçon lui répond : « Je pique, car ma barbe est devenue celle d’un adulte. Cette barbe qui rassure ta maman, cette barbe qui fait peur aux méchants, cette barbe qui fait parler les petits enfants. »

Le petit pin bleu caresse sa joue, pensif, puis inquiet. Ses épines sont encore tendres, qui ploient avec souplesse sous ses petits doigts. Il se demande si lui aussi aura un jour une belle barbe bleue, qui pique et qui fait mâle. Il se demande combien il lui faudra d’années, de dizaines d’années, avant de ressembler à son père dont il est si fier. Ce dernier, du haut de sa maturité, devine les pensées de son jeune enfant. « Tu auras bien assez tôt une belle barbe qui pique, mon garçon. La seule condition, c’est de ne pas te raser. Enfin, c’est que tu ne sois pas rasé. Bref, que les hommes te laissent grandir sur tes pieds. C’est pourquoi, chaque matin, je lève les yeux vers le ciel, qu’il soit blanc, gris ou azur, que le vent soit mordant, vif ou absent, et je demande au Tout-Puissant de faire sa volonté. Et chaque soir, je redis cette même prière. Et vois-tu, je suis devenu, au fil des ans, un grand pin bleu, confiant, à la barbe qui pique, mais au cœur tendre. »

Le petit pin bleu garde ses paroles dans son âme d’enfant, tâte sa joue encore meurtrie par l’étreinte paternelle et se promet, dans le silence du vent estival qui caresse sa tendre ramure, qu’un jour, il sera fier lui aussi, d’avoir une barbe qui pique et un cœur tendre.

d’autres « pensées sans retouches » à venir…

 

Recette pour tenter d’enfumer les électeurs français en quatre coups de cuillère à pot.

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1)Prenez un bon peuple, varié, fier de son histoire, riche de ses terroirs, un peuple un peu orgueilleux, un peu bêta, un peu rougeot et pas trop vert, mais un peuple de braves, qui sente bon la France des clochers, voire celle des histoires de cloche-merle peu importe, puisque comme on dit ici, et n’en déplaise à certains, « dans l’clocheton, tout est bon ». On les appelle avec mépris « Français de souche », mais je les qualifierais volontiers de « Français de couches », de ces strates généalogiques parfois assaisonnées d’épices ou d’herbes étrangères bien intégrées, qui forment précisément la souche qui soutient le tronc, colonne vertébrale de notre beau pays.

2)En vue d’une échéance électorale de la plus haute volée (pas encore de bois vert, ça viendra, n’ayez crainte) laissez ce bon peuple à l’échine courbée lentement mariner  (tiens, l’expression est amusante, un peu décalée) pendant de longs, longs… mois dans un bouillon « micro-bien » (plutôt « macro-mal ») d’idées toutes plus fausses les unes que les autres sur : une économie rutilante, des retraites dorées, des « mouvements migratoires » maîtrisés (restons polis, certains migrants dotés de téléphones dernier cri pourraient cafter), l’insécurité (pardon, « la sécurité »), les actes, si rares, de pauvres « déséquilibrés » qui ont fauché tant de vies innocentes, le chômage (le « quoi »?, ne nous avait-on pas promis une baisse de sa courbe ?), les programmes scolaires (dont la copie serait entièrement à refaire), l’union des sexes similaires (urgence absolue, rappelons-le, selon des millions d’homosexuels et lesbiennes français)… et j’en passe… J’vais m’choper une gastro… et vous la refiler, ce qui serait ballot, car le second tour… de spatule (ou de fouet)… approche. Évitons, enfarinés que nous sommes par des gueules de tarte à la crème (ne visons personne), d’être tentés de cracher dans les « urn-i-noirs » de la « Ripouxblique », prétexte à l’exécution d’une basse « démochiasserie ». Notre temps viendra, de faire cracher les méprisants es-tambouille du système médiatico-politique actuel, les laissant rôtir de honte en Place de Grève.

Utilisez de préférence une grosse marmite de médias complaisants et d’influents hommes « trois points » (pas une nouvelle version rebootée d’hommes, non, vous savez, des hommes « Logés » à certaine enseigne se « pensant-bien-éclairée ») ayant tous bassement prêté allégeance au pouvoir. On eût pu dire « trois clous », comme ceux de girofle, c’eût été plus savoureux, mais nous sommes trop proches encore de Pâques et du souvenir de la Passion. Oups…, la vilaine catho que voilà. Et touillez bien, lentement, l’air de rien, dans un sens, puis dans l’autre; c’est essentiel. L’électeur doit perde sa tête. Pour finir en tête-de-veau vinaigrette.

3)Pendant ce temps (cinq ans minimum, faut qu’ça prenne bien, tout de même), remarquez comme le guignol es « ment-sauge » aux fourneaux d’un pays racorni qu’il a conduit tout droit dans les flammes de son quinquennat, se mitonne une postérité, en désignant son fils « spirituel » (spirituel mais ni drôle, ni fervent, faut-il le préciser) en la personne d’un « ingrat-dient » de choix, une marionnette de Guignol. Un quadra mal dans ses costards (pas comme certains, objecterez-vous), avec un « theveu » sur la langue, sans saveur, sans chaleur, sans chair, au regard vitreux, un mec creux, une race particulière : le « Macreux ». Pas le maquereau bourré d’Omega 3 bons pour la santé, pas le doux macaron qui console des angoisses (même si sa « délicieuse » épouse est issue d’une famille dont c’est la spécialité), pas la macreuse, dont on fait le bon pot-au-feu « bien de cheu-nous ». Non, le « Macreux », vous savez, ce morceau choisi et non « de choix », énarque (« eunuque » ? non, juste énarque, Mâdâme, un type bien sous tous rapports, gendre idéal pour vous, n’est-ce pas ?) et grand âmi de la « finânnnce » internationale, un copain des « CAC-sos 40 », chouchou des bobos et des pseudos-intellos en mal de masturbation cérébrale. Le Macreux loge dans les beaux quartiers, ne s’intéresse qu’à sa petite personne (comme son papa « spi »), ignore ses voisins, le peuple, la vie la vraie. Il ignore la sueur, hait les poignées de mains des pauvres, la crasse, le labeur, le malheur. Le peuple, c’est sale, c’est moche, ça fait tache. Sous ses airs de type bien-comme-il-faut, c’est un Jean-foutre, un flatuleur (flatteur ?) de la pensée ambiante, un menteur, un flagorneur, un voleur de symboles. Le pervers narcissique dans toute sa spl-… euh… laideur; tiens, encore un.

4)Une fois le bon peuple bien court-bouillonné, court-circuité, couillonné (pardon, Messieurs, mais c’est le mot), ne reste plus qu’à continuer (car ça dure depuis des décennies, cette « Marinade »-là) à diaboliser la partie adverse. Facile, puisqu’on sait ce que c’est qu’être diabolique. C’est le moment le plus exquis, le plus excitant de la recette pour ceux qui ont endossé les tabliers des cuisiniers trois-points. On assaisonne de piments (de Cayenne, y’en a une qui aime), on traîne dans la boue, on cloue au pilori, on dénature, on déforme, on taille dans le vif, on tranche au hachoir, on enfume (et ça pue, vous voyez bien qu’c’est nauséabond, pensez-vous ma p’tite dame…); tous les coups sont bons pour avilir. Pour mettre la rate au court-bouillon. Notre regretté Audiard national aurait les mots idoines, lui, du genre : « on va les hacher menus… façon puzzle culinaire », façon macédoine, hachis Parmentier ou farce de poule-au-pot. Ce pauvre Roi Henri-le-Quatrième doit bien avoir de la peine, lui qui aimait alors à dire : « Si Dieu me donne encore de la vie je ferai qu’il n’y aura point de laboureur en mon Royaume qui n’ait moyen d’avoir une poule dans son pot. »

Reste à savoir si la sauce prendra, si la recette fera autant d’amateurs que ce que les sondages et « menteurs-pro-du-monde-politico-médiatique » le disent. Les carottes ne sont pas encore cuites, cher Môssieur Macreux, ou peut-être le seront-elles précisément bientôt pour vous. Allez, ne vous plaignez pas, ça donne bonne mine, les cuisses roses et bon caractère, et vous aurez bien besoin de tout cela le soir du 7 juin prochain. Nous saurons bientôt qui sera pris la main dans le pot… aux roses. Car le Français moyen, l’air benet sous son béret, l’air tranquille dans son jogging, l’air soucieux dans open-space laborieux…, n’est pas si bête. Il sait qu’on ne l’enfumera pas aussi facilement, qu’il ne se laissera pas cuisiner si vilement (même civilement), y compris sur un plateau d’argent. Il aime son pays, les femmes, les bières, les blondes et n’apprécie pas les notes salées, surtout lorsqu’elles lui sont imposées.

(article mijoté par une brune de convictions qui croit en une blonde de convictions)

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Trois petits points et puis s’en vont…

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Trois petits points et puis s’en vont

Vous qui utilisez le réseau bleu de Monsieur Montagnedesucre connaissez bien ces fameux trois petits points. Vous avez pris la peine de donner votre avis, un avis souvent mûrement réfléchi, et attendez légitimement une réponse à votre commentaire. Vous n’avez pas toute la matinée, car vous avez des points à aller suspendre ailleurs Vos lèvres sont pendues à ces points de suspension qui se dandinent nonchalamment, oscillent en une sorte de danse du ventre rampant répétitive, danse de rue façon hip-hop flop. Souffle coupé, mirettes à demi-hypnotisées rivées sur l’écran, l’attente devient très vite insoutenable. Comme eux, en trois points trois mouvements, vous allez vaciller et vous évanouir, ça fera ni une ni deux ! Ces trois clowns « es non-ponctuation » vont-ils satisfaire votre curiosité dévorante ? Ou bien vous laisser pantois, dégoûté d’avoir tant attendu pour découvrir enfin ! le résultat de tant de convulsions, qui tombe, dans un silence abrupt : « Non » . Zutalor, suffisait de le dire, bon sang d’bois ! Tout ça pour ça ? Penser se résumerait-il donc à trois petits points hésitants ? Ressentir serait-il condensé en trois minables vers de terre grisâtres ?

Franchement, Monsieur Montagnedesucre, vos cohortes d’informaticiens hors pair auraient pu imaginer d’autres petits points de suspension ! Je ne sais pas, moi, des mouettes, des coccinelles, des fleurs, des nuages, des bonbons, des notes de musique L’imagination humaine ne se bornerait-elle qu’à des petits points de matière grise uniform(isé)e ? Décidément, le monde de la communication moderne est bien triste, bien pauvre, bien désolant, suspendu entre hésitation, mensonge, non-dits et retenues. A qui profite donc le crime ?

Sur ces considérations hautement philosophiques, je vous laisse, hein, parce que je continuerais volontiers cet échange unilatéral, mais voyez-le, ou pas, j’ai 

d’autres « Pensées sans retouches » à venir

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Le goût de la confession

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La porterie de l’abbaye de Solesmes, Sarthe

Photo ©Lamouetterieuse

J’avais décidé de me confesser. Qui plus est, je m’étais engagée intérieurement à en faire un rendez-vous mensuel. Pourtant, croyez-le ou non, je ne suis pas une (cuisse de) grenouille de bénitier. Je n’imaginais alors pas que cette décision, prise sur un coup de « pâté-de-tête », après une précédente confession, aurait de telles implications ! Quelle andouille étais-je !

Oncques, je bouillais d’aller à nouveau implorer le pardon de mon « saigneur », mais mes pieds (de cochon) étaient gelés, comme toutes mes extrémités d’ « ail-leurs », doigt de Porto, foie de veau, ferveur d’aristo…

En guise d’introspection préalable, je me charcutais l’âme en tous sens, afin d’en extirper les morceaux les moins « ragoût-tant(s) ». Il fallait que les coupes soient incisives, propres, nettes et sans… bavure. Du coup, plus le compte-à-rebours rétrécissait, moins j’avais l’eau à la bouche ! Je me desséchais comme une figue exsangue, figure vidée de sang, sang de navet dans les veines.

Mon Saint patron s’appelant « Laurent », il ne faisait aucun doute que j’allais être passée sur le grill de l’Inquisition, en aller-retour comme une côtelette, pauvre femmelette, avant d’être lentement cuisinée aux petits oignons. Je fondais d’angoisse, matière grasse cérébrale aux herbes hallucinogènes.

Pour ne rien arranger, je m’étais bêtement souvenue que certains de mes amis disaient que j’étais une crème. C’est malin, tiens ! Je sentais que j’allais donc être longuement fouettée ! Cette vision qui eût pu en faire saliver quelques-uns me glaçait « d’ef-froid ». Une sorte de « vache-rien » pour « désert ».

L’heure avançait, au tic-tac d’un minuteur implacable. Driiing !! Les carottes étaient cuites !  Le religieux, immense dans sa robe réglisse de moine bénédictin, me fit avancer dans le petit bureau meublé simplement de chaises couleur miel au parfum d’encaustique, dont la douceur visuelle et olfactive ne calma pas mes nerfs pour autant. « Café bouillu, café foutu… » Avenir sombre. Impossible de faire demi-tour. Je n’étais plus qu’une bête envoyée à l’abattoir, un agneau « doux-cils », tiré par le « lie-col » vers le « maître-hôtel ». J’allais faire recette. Je finirais corps et âme en eau de boudin. Ita missa est.

Évitant de peu la syncope, au bord du délire, cocotte cérébrale en ébullition, je me mis enfin à réaliser que l’agneau sacrifié n’était autre que le Christ cloué sur deux planches, expiant mes propres péchés. Le seul et unique fils du Dieu-Tout-Puissant s’était laissé moquer, entailler, crucifier. Que le père ne portait pas de tablier pour me cuisiner, mais une jolie étole violette, dont les pans touchaient délicatement le sol alors qu’il se penchait pour mieux m’écouter. Que, plus ma langue épicée se déliait, plus mon cœur s’attendrissait, plus mes tripes se détendaient, moins j’étais « abats-tue ». Les « fard’eaux » qui encombraient mon âme pécheresse brûlèrent pour s’envoler en vapeurs qui disparurent comme par enchantement. J’étais devenue légère comme un « pet-de-nonne », une meringue vanillée, une tendre chouquette.

C’est ainsi que je décidai de ne jamais cesser de cuisiner mon âme. Si tant est qu’une bonne confession est une confession dont l’amertume se change en douces saveurs sous l’action de la Grâce. Ça tombe bien, je suis une personne plutôt gourmande. Zut ! La gourmandise est un vilain défaut. Oups… Faudra que je recommence à me cuisiner, alors. Ce doit être cela, prendre goût à la confession…

écrit après une confession auprès d’un moine de l’abbaye Saint Pierre de Solesmes,  Sarthe, le deuxième dimanche du temps ordinaire, 2017.

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PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Beauté retrouvée

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Jersey, août 1981

Photo ©Lamouetterieuse

Patiente, elle ruminait dans un tiroir, comme d’autres clichés fanés,

Sous son bec ramolli, broyant lentement du noir.

Ses yeux n’affichaient désormais plus d’espoir,

Qui commençaient à être de toutes parts cernés.

 

Elle s’ennuyait ferme de ne plus humer l’iode,

Car Kodak ne lui offrait qu’un parfum de terre.

Ses pattes palmées étaient d’un gris terne,

Toutes grippées dans ce morne désordre.

 

Quand les mois et les années avaient coulé,

La belle Jersey et elle n’avaient guère changé. 

L’eau de mer tranquille était restée salée

Autour du bateau sous ses pieds.

 

Elle se disait : « la nostalgie, c’est bien joli, joli,

Qui incite ma gentille maîtresse

A rechercher dans un carton jauni

Ses souvenirs d’une lointaine jeunesse. »

 

Elle ajouta : « Grâce à sa ténacité,

J’ai enfin retrouvé ma liberté

Et peux encore offrir à son sourire

Les traits de ma beauté retrouvée ! »

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PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Langage de jeune : Un truc « de ouf »

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Langage de jeune : un truc « de ouf »

La vie, c’est d’la balle, elle rayonne « de fou »,

La balle, c’est du délire, elle t’emballe « de fou »,

Le délire, c’est le pied, il te crame « de fou »,

Le pied, c’est du bon, il te fait planer « de fou »,

Le bon, ça te botte, il te booste « de fou »,

La botte, c’est du génie, elle t’illumine « de fou »,

Le génie, c’est inné, il t’isole « de fou »,

L’inné, c’est pas l’acquis, il se vit « de fou »,

L’acquis, c’est du boulot, il te force « de fou »,

Le boulot, c’est la vie, il te bouffe « de fou »,

La vie, c’est un truc de… ouf…

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PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Les contes de la mouette : Le banc du poissonnier

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Le banc du poissonnier

Le banc du poissonnier sur le bord du quai avait été installé

Pour que les marins épuisés puissent y démêler leurs filets,

Ou pour le repos des touristes blafards un peu égarés,

Mais c’est la mouette qui en a fait sa propriété.

 

Elle s’y tient sur une patte, équilibriste de pacotille,

Regarde le merlan dans la glace pilée qui frétille.

« T’as des yeux d’merlan frit », lui dit, en mode Gabin, le goéland,

« Euh… toi, j’t’ai pas d’mandé l’heure, pôv’ gla*d. » (censuré)

 

Les gants jaunes du poissonnier ressemblent à ses pattes,

Qui farfouillent dans les bacs de crustacés cuits.

Elle f’rait mieux qu’lui pour détacher les carapaces

Des tourteaux, des langoustes, des homards rougis.

 

Experte en dépeçage, par passion artiste marine,

Poétesse haïe des petits vers dans la saline,

Ogresse tortionnaire des bancs de poissons,

Elle ne laissera personne souiller son illustre réputation.

 

Se sentant épié, le poissonnier relève le bout de son gros nez,

Ose même lui jeter par-dessus l’épaule un sale regard, 

Auquel elle répond d’un oeil torve et hagard.

Des bipèdes en tablier, elle n’a pas peur, vous savez.

 

Certains voulaient l’appeler « le banc du poissonnier »,

Des pancartes l’avaient même depuis les ruelles désigné.

Désormais tout le monde l’appelle « le banc de la mouette », c’est avéré.

De ses sphincters elle en a d’ailleurs depuis longtemps signé le dossier. (censuré)

d’autres « fous-rires de la mouette » à venir…