PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : J’ai du ciel plein les mirettes…

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J’ai du ciel plein les mirettes…

J’ai du ciel plein les mirettes, des rêves entre les dents et des folies dans les cheveux. 

J’ai l’espoir d’être coquette, de faire sourire les enfants et de rendre les gens heureux.

J’ai du rire en goguette, un gros câlin qui t’attend et de l’amour au fond des yeux.

J’ai la patience d’une alouette, un don d’humour latent et la volonté d’un paresseux.

J’ai l’âme légère d’une mouette, faite pour un beau goéland et qui attend toujours mieux.

d’autres « Pensées sans retouches » à venir…

 

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PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Je te tiens…

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Photo ©Lamouetterieuse

 

Je te tiens, tu me tiens, par la larmichette…

Le premier de nous qui rira,… aura une giflette !

 

d’autres « Pensées sans retouches » à venir…

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : HOU !

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Mes chers amis les doux hiboux,

C’est pas fini d’vous chercher des poux

Là-houx, partout, dessus, dessous ?

 

Feriez mieux, avant d’êtr’ gâteux,

D’couronner vos têtes de choux

D’émeraudes en bijoux.

 

J’en tomberais sur les genoux,

Ma grammaire en l’air dans le houx,

La caboche dans les roux cailloux.

Hou !!

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PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : AUTO-PSY d’un drôle d’animal

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Un pauvre zèbre albinos

Auto-psy d’un drôle d’animal

Une fois n’est pas coutume, je reprends la plume électronique pour parler de l’animal qui sommeille en moi. Je sais, je sais, c’est très narcisso-narcissique… , m’enfin, à défaut de ne pas vous faire de mal, ça me fait du bien de tremper à nouveau mes doigts dans l’encre de mon clavier. J’aime assez faire tache. Ce doit être mon côté décalé.

En janvier 2016, prise d’une irrésistible envie d’écrire et de partager les jets-non-retouchés de mes é-moi, je me suis volontiers imaginée comme une mouette rieuse, en réalité souvent malheureuse, grincheuse, « déprimeuse »… mais un oiseau sympa, libre, avec juste ce qu’il faut de sale caractère pour préserver sa candeur dans la marée humaine, pour se protéger dans l’adversité.

Puis, en octobre de la même année, saisie d’une envolée mystique incontrôlable, j’étais alors devenue aussi une MysticLady, laissant monter de mon cœur des prières, encens de mots emplis de sens filial envers Dieu. Je vois ici ou là le regard méfiant de certains dans l’assistance, soulevant une fesse pour fuir illico, au cas où une autre métamorphose délirante devait s’emparer de ma personne. C’est vrai quoi, y’a tant de malades dans ce monde, tant de « schizo », qu’il ne faudrait pas prendre le risque d’être contaminé !

Récemment, au hasard de mes pérégrinations sur la toile, j’ai découvert que, très probablement, pour ne pas oser dire « certainement », un autre animal se tapissait au fond de mon âme : un zèbre* ! Quel bouleversement ce fut alors ! Etant sur un chaotique chemin de guérison intérieure suite à de nombreuses années de malheur, de mal-être, de mal de moi, cette révélation tombait comme un poil noir sur une nappe blanche, un grain de sel dans la poche d’une veste déchirée, un grain de sable dans une machine cognitive endormie, hypnotisée pour mieux être manipulée.

Désormais, je commence à relire ma vie passée à travers le prisme des rayures de cet animal fascinant; effet stroboscopique garanti, kaléidoscope infini de nuances de gris, éclairs fulgurants et noirs angoissants. C’est curieux, car j’ai toujours aimé les zèbres, ces équidés qui, de loin, se détachant sur l’horizon de la savane, semblent similaires, mais dont chacun arbore en réalité un habit aux rayures différentes, innombrables et mystérieuses, profondes cicatrices infligées par leurs prédateurs, uniques telles des empreintes digitales. Certains ici feront les malins, arguant que c’est le propre de la nature humaine que chaque individu ait des rayures uniques. Certes, et heureusement, nous ne sommes pas encore des clones (quoi que…., et des clowns, si, souvent…) mais la différence réside dans ce que le zèbre, au-delà de sa livrée, possède un mode cognitif différent des autres. Il est hyper-sensible, extra-lucide et ultra-créatif. Me vient alors une idée saugrenue : que se passerait-il si l’on faisait tourner un zèbre sur un axe central ? Vous me direz qu’il faudrait déjà l’attraper, et vous auriez grandement raison. Mais j’ai peine (et de la peine !) à l’imaginer : je crains bien qu’une fois captif sa robe ne prenne une couleur grisâtre, terne uniforme de la pensée unique, du conformisme béat, de l’obéissance aveugle, nausée. Ah non ! Ça, jamais ! Permettez-moi de ruer dans les brancards ! Et tant pis pour les blessés ! On ne fera jamais tourner en rond un zèbre ! Non mais !

Cependant, force m’est de constater, avec une tristesse difficile à dépeindre ici, et ce d’autant que je suis personnellement touchée, que l’on peut être zèbre et ne plus avoir de rayures. Il existe bien des tigres blancs impressionnants, des Russes blancs élégants (j’ai la chance d’en compter parmi mes chers amis), mais un zèbre albinos, c’est franchement craignos. Et pourtant… lorsque l’on est zèbre et que l’on est enfermé de l’intérieur, les rayures sont dedans, autour de la cage thoracique. C’est très douloureux : on est moche, pas du tout mouton, pas vraiment zèbre, mal dans ses sabots. On a beau savoir qu’on est gentil, empathique, créatif, visionnaire… rien n’y fait. C’est la déprime dans la dépression, la descente aux en-fers de l’émotion, la paralysie de la vie. Ça fait mal. Z’auriez pas un mouchoir, svp ? Mon mascara coule lamentablement.

Finalement, comme je suis aussi, derrière mes cernes noirs, un panda (« Pandamour » est le gentil surnom que m’ont jadis donné mes filles), en bonne bête, j’essaie de me consoler : le combo « mouette rieuse-MysticLady-zèbre, ça ne court pas les rues. Et heureusement, parce qu’on ne s’entendrait plus causer et les psy ne sauraient plus où donner de la feuille ! Sauvons la planète, merdre ! Ah ! Qu’est-ce-que j’cavale !!

* https://www.youtube.com/watch?v=hyl14_d1uuA

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PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : L’étang salvateur

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L’étang salvateur

Souvent, je n’ai su composer avec mon passé, qui n’était pas simple. Quant au passé antérieur, c’était du moins-que-parfait… et je n’ose évoquer le conditionnel passé… Quelle histoire…

Avec un tel passif, dois-je alors penser à mon futur en terme de conditionnel ? Interrogatif ? Ou plutôt en subjonctif… voire en impératif ? Ô, les modes et les couleurs, vous savez, moi, hein…

Certes, j’ai pu être à temps (mais c’était rare), à contre-temps (assez souvent); mais je suis en réalité hors du temps (paradoxalement, c’est plus in, non ?).

Me resterait peut-être une solution : me laisser choir dans l’étang salvateur opaque et verdâtre, où les crapauds accoucheurs morts d’épuisement feraient la planche, ventres bombés vers les cieux éternels, zigzaguant entre les nénuphars étonnés, tandis que les crapauds buffles m’injecteraient leur poison mortel.

Présentement, je suis un crapaud calamite; c’est dire, si mon présent n’est pas un cadeau…

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PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Casser les pieds

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Casser les pieds

Les pieds longtemps non protégés

De ma chaise de bureau peinte

Ont laissé l’étrange empreinte

De mes jambes amputées.

 

Sur le parquet en tous sens lacéré,

Des scarifications, un gribouillage,

Rayé, muet, ultime témoignage

De ma présence dans notre chambre à coucher.

 

Bientôt j’irai m’asseoir sur une autre chaise,

Ô support aimant de mon rond fessier,

Mes jambes seront enfin à l’aise

Et ne te casseront plus les pieds.

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PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Conte défait

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galette des templiers

 

Conte défait

Il était une fois, dans une Comté… euh… contrée lointaine, peuplée d’habitants grands amateurs de fromages, un palais que l’on reconnaissait à des bottes de sept lieues de là, tant il embaumait les entre-doigts de pieds de Gulliver. En haut de la tour du fin Palet de Bourgogne euh… palais de Bourgogne, se trouvait une petite chambre, simplement meublée et sobrement décorée, malgré la qualité de son occupant. On eût dit un petit trou de Taupinette, euh… d’Emmental. Le Prince, fils unique du Roy, y passait ses journées à contempler le paysage de la Comté, son Abondance, ses Bleus, ses Roquefort euh… ses rocs-forts, ses Chèvres qui paissaient paisiblement entre deux Crottins, des Tommes et des Tommes de variétés laitières cuites et affinées, parmi les Fleur-du-maquis. Quelle Epoisse, à la fin ! Il en arrivait à compter ses Boutons-de-culotte d’ennui, c’est dire ! Il pensa, in peto : « Si je Brie, peut-être ma vie aura-t-elle enfin un sens ? » Il s’approcha de l’âtre, contemplant la Bûchette-cendrée qui finissait de se consumer à côté de la Briquette, tandis que ses orteils le Picodon, euh… le picotaient, dis donc, de froid.

Il était Beaufort, quoi qu’un peu Enrobé-aux-airelles, ses chausses moulaient agréablement ses Burrata-des-Pouilles de jeune homme vigoureux, au-dessus de ses bas de soie à Mimolette euh… à mi-mollet, qui mettaient en valeur ses jolies Patte-d’ours et c’était un Régal-de-Bourgogne que de l’entendre déclamer ses poèmes sur son Coeur-d’Arras… euh… cœur arraché, sans amour; il tenait alors dans sa main droite élégamment gantée la Marotte qu’il avait subtilisée au fou du Roy, un soir de longues agapes au cours desquelles le bouffon avait qualifié le Prince de Trou-du-cru ! Le royal rejeton lui avait alors envoyé une grosse Boulette-d’Avesnes de ses orifices nasaux écartés de rage, puis deux, puis trois… Enfin, sur le Pas-de-l’Escalette… euh… sur le pas de l’escalier, il avait sorti son Laguiole, prêt à fondre sur le pauvre bougre afin de lui administrer une bonne Raclette euh… raclée, non sans l’avoir traité de « Espèce de Stilton euh… espèce de pt’it con ! » Le Prince, quelque peu aviné, avait même ajouté : « Aurais-je donc une Tête-de-moine ? Serais-je aussi laid qu’un Curé-Nantais, pour que vous vous moquiez ainsi ? » Le fou du Roy riait à gorge déployé sous son haut-de-Fourme… euh… de-forme-d’Ambert.

Le Roy se leva prestement, Gouda… euh… gronda son fils, de sa Manchego euh… de sa manche gauche, lui administra deux Miniclac euh… deux mini claques et, élevant sa puissante voix au-dessus de celles des joyeux convives, déclama,  : « Monsieur, vous serez consigné dans vos appartements jusqu’à nouvel ordre ! » La Reine, frêle Figuette-aux-épices, tenta, en mère contrite, de calmer son royal époux : « Mon Chabichou, mon Bichon, mon Brin-d’amour, mon Cœur-de-France, pourquoi monter sur vos grands chevaux et rester ainsi en Selles-sur-Cher ? » Le Roy se rassit, réajusta sa Couronne-Lochoise et lui adressa un léger sourire fatigué derrière son imposante barbe Fleury euh… barbe fleurie. « Mon Langres, euh… mon ange, je suis désolé de m’être ainsi moqué de mon Dauphin. Ce régime sans fromage que j’Entrammes… euh… que j’entame, me donne des envies de cuisiner cet insolent aux Pelardon.. euh… aux petits lardons et de lui tailler la tête au Carré-Normand. Servez-moi plutôt une coupe de ce délicieux Chambertin. »

Alors que le jeune Prince était en train d’affiner une énième stratégie d’évasion, l’on vint frapper à sa porte. Le Chambertin, euh… le chamberlin lui fit cette annonce solennelle : « Messire, vous irez à l’Abbaye-de-Cîteaux euh… de sitôt, en mission pour sa Majesté le Roy. Il doit recevoir très prochainement les Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon, auxquels il souhaite offrir des Galettes-des-Templiers au Vieux Lille. Tenez, voici votre Gaperon euh… votre éperon, votre Pic euh… votre pique, le Trèfle porte-bonheur de sa Majesté la Reine, ainsi que votre ordre de mission. Pour ce faire, avant de traverser le pays Cathare, vous vous recueillerez au passage aux pieds de Saint Félicien, Saint Marcellin, Saint Nectaire et Saint Paulin en Cœur-de-Touraine. Hâtez-vous ! La chrétienté est en péril ! Les croisades sont à ce prix ! »

Le jeune Prince s’exécuta, non sans jeter un « Morbier ! euh… morbleu ! » entre ses dents. Lorsqu’il quitta le palais sur son petit Cabri, il crut entendre, parmi les Charolais qui paissaient tranquillement, une Vache-qui-rit. Décidément, les contes de fée n’étaient plus ce qu’ils étaient jadis. Il entrait dans l’ère incertaine et balbutiante des contes défaits…

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