PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Larmes

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Photo ©Lamouetterieuse

LARMES

Larmes d’âme

Se pâme une Dame

Ancrées profond

Gouttes d’encre

Jets en l’air

Sang mortifère

Sombre parterre

Points sur la toile

Broderie sans titre

Rire à aiguiller

Sens aiguisé

Pire éclaboussé

Gueule déformée

Boue infâme

Âme en larmes.

d’autres « pensées sans retouches » à venir…

 

 

 

 

 

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Il est des mots…

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il n'y a pas de hasard

Il est des mots…

Il est des mots…

Île aux démons,

L’hideux émoi

Étroit du moi,

Ivre du sort.

Et l’Hydre ressort,

En livrée d’émaux

Enivrée d’amour,

Livrer des mots

En livret de maux.

 

Il était une fois…

Un livre inachevé,

Instants tronqués, morcelés

D’une vie trompée, harcelée,

D’humeurs ensorcelée.

Pensées non amènes,

Pincées bien amères,  

Trempées nues dans l’encrier étonné,

Submergé, subjugué.

 

d’autres « pensées sans retouches » à venir…

 

 

 

 

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : J’écris la nuit

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Photo ©Lamouetterieuse

J’écris la nuit

J’écris la nuit,

Avec l’encre de mon cerveau.

J’écris la nuit,

Dans mes rêves bourrés de mots.

 

J’écris la nuit,

Mon esprit ne cesse de bouillonner.

J’écris la nuit,

Fait voler les plumes dans mon oreiller.

 

J’écris la nuit,

Des suites vivantes pour mes histoires.

J’écris la nuit,

Dans un monde peuplé de cauchemars.

 

J’écris la nuit,

Virgule après mot, encore et encore.

J’écris la nuit,

Mais mes phrases au loin s’évaporent. 

 

J’écris la nuit,

Ivre d’effervescence lexicale, écrits d’émotions sans bruit.

J’écris dans ma sombre nuit,

Et rien de visible ne s’est produit.

 

d’autres « pensées sans retouches » à venir…

 

 

 

 

 

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Tirer des traits

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Photo ©Lamouetterieuse

Tirer des traits

Ecrire, tirer des traits,

Tirer des traits, porter des charges,

Porter des charges, traîner sa vie,

Traîner sa vie, tirer d’un trait,

Tirer un trait. Tiré dessus. Exécution !

Ne plus écrire. Qu’un titre. Traître trait. S’est tiré.

d’autres « Pensées sans retouches » à venir…

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : L’écrivain

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Photo ©Lamouetterieuse

L’écrivain

L’écrivain,

Celui qui écrit en vain,

Lance ses maux dans le vent,

Histoire d’être bien un temps,

Mongol-fier dans les airs,

Ballon de baudruche à terre,

Nuées de gaz éphémères,

Pluies de pensées délétères,

Toutes gonflées d’amertume,

Et qui n’rapportent pas d’thune.

 

L’écrivain,

Celui qui écrit en vain,

Qui rêve de jours meilleurs,

Se débat dans le malheur,

Souhaite la paix des hommes

Qui est si simple en somme,

Prie pour la paix des âmes

Et crie comme un pauvre âne,

Ignoré du tohu-bohu de la rue,

Par son papier reste seul lu. 

 

L’écrivain,

Celui qui écrit en vain,

D’une main malhabile,

De son vieux stylo bille,

Qui bien plus que son encre

Donnerait cent fois son sang,

Plus encore que du rêve,

Qui voudrait une vraie trêve

Pour apaiser les cœurs,

En adoucir les peurs.

 

L’écrivain,

Celui qui écrit en vain,

Un narcisse du grimoire

En recherche d’espoir,

Instable et imbécile, 

Flamand rose sans béquille,

Amoureux des belles lettres,

Empêtré de mal-être,

Ecrire d’un jet, c’est bien,

Jeter ses écrits, moins vain.

d’autres « Pensées sans retouches » à venir…

 

 

 

 

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Trois petits points et puis s’en vont…

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...

Trois petits points et puis s’en vont

Vous qui utilisez le réseau bleu de Monsieur Montagnedesucre connaissez bien ces fameux trois petits points. Vous avez pris la peine de donner votre avis, un avis souvent mûrement réfléchi, et attendez légitimement une réponse à votre commentaire. Vous n’avez pas toute la matinée, car vous avez des points à aller suspendre ailleurs Vos lèvres sont pendues à ces points de suspension qui se dandinent nonchalamment, oscillent en une sorte de danse du ventre rampant répétitive, danse de rue façon hip-hop flop. Souffle coupé, mirettes à demi-hypnotisées rivées sur l’écran, l’attente devient très vite insoutenable. Comme eux, en trois points trois mouvements, vous allez vaciller et vous évanouir, ça fera ni une ni deux ! Ces trois clowns « es non-ponctuation » vont-ils satisfaire votre curiosité dévorante ? Ou bien vous laisser pantois, dégoûté d’avoir tant attendu pour découvrir enfin ! le résultat de tant de convulsions, qui tombe, dans un silence abrupt : « Non » . Zutalor, suffisait de le dire, bon sang d’bois ! Tout ça pour ça ? Penser se résumerait-il donc à trois petits points hésitants ? Ressentir serait-il condensé en trois minables vers de terre grisâtres ?

Franchement, Monsieur Montagnedesucre, vos cohortes d’informaticiens hors pair auraient pu imaginer d’autres petits points de suspension ! Je ne sais pas, moi, des mouettes, des coccinelles, des fleurs, des nuages, des bonbons, des notes de musique L’imagination humaine ne se bornerait-elle qu’à des petits points de matière grise uniform(isé)e ? Décidément, le monde de la communication moderne est bien triste, bien pauvre, bien désolant, suspendu entre hésitation, mensonge, non-dits et retenues. A qui profite donc le crime ?

Sur ces considérations hautement philosophiques, je vous laisse, hein, parce que je continuerais volontiers cet échange unilatéral, mais voyez-le, ou pas, j’ai 

d’autres « Pensées sans retouches » à venir

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Ecrire.

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Ecrire

Ecrire de ne plus pouvoir sourire.

Ecrire au lieu de médire.

Ecrire pour éviter de fuir.

Ecrire d’avoir peu à dire.

Ecrire pour ne pas se finir.

Ecrire d’espérer en moins pire.

Ecrire alors juste par plaisir.

Ecrire, puis retrouver un peu de sourire.