PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Les comptines de la mouette : A portée de mots

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A portée de mots

Ce soir, j’en ai plein le DO (aïe ! difficile la vie d’écrivain !),

Alors, je m’envole vers l’île de  (c’est facile, je sais…),

Y retrouver mon a-MI (pas mon amant, vilaines langues),

Pour refaire le monde sur son so-FA (y’a du boulot, croyez-moi…),

Après quelques verres de « Bourbon », tomber sur le SOL (à consommer avec modération tout de même, hein),

Pas d’chichi, pas d’tra-la-LA (même si vous et moi nous n’avons peut-être pas les mêmes valeurs),

Et nous retrouver le lendemain matin sur le tapis asSI (oh, la vilaine faute… d’orthographe),

Récitant en chœur notre Cre-DO (rédemption en cours, please do not disturb).

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Petite, je détestais les leçons de solfège, si SI (parce que vous aimiez ça, vous ?),

Aujourd’hui, je suis grande et voi-LA (le suspens est intenable, n’est-ce pas ? pour preuve, je n’ai plus d’accent grave),

Je rêve d’un entre-SOL (un grenier pourrait aussi faire l’affaire, avis à ceux qui auraient),

Pour jouer seule du violoncelle en clé de FA (des mélodies de sous-bois),

Là, je serai libre, tout me sera per-MI (« liberté, liberté chérie… »),

J’y jouerai aussi des heures, des nuits, avec mon clavier ado-(il sait, lui, que je l’aime et il me le rend bien),

Pour vous offrir, encore et toujours, la musique de mes mots. C’est ca-DO (ne me remerciez pas, j’aime ça).

d’autres « Pensées sans retouches » à venir…

 

 

 

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PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Les comptines de la mouette : Wrap-chat

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Photo ©Lamouetterieuse

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Prenez un drap, bien épais, bien chaud, en coton, en pilou tout doux. S’il sort du lave-linge, c’est encore meilleur. S’il est bien sec, c’est doublement moelleux.

Laissez-le en bouchon sur une surface plane. Vous aurez bien le temps de le ranger plus tard. D’autres corvées vous attendent.

Faites tout ce qui vous barbe, ménage, courses, rangement… jusqu’à l’épuisement.

Revenez à vos moutons… euh… à votre drap… euh… à votre chat.

… car votre chat s’est enroulé dans votre drap, à votre insu, au mépris de votre lessive, de votre repassage, de votre rangement.

Il s’est approprié votre bien, pour le sien le plus grand. A volé votre confort, là où lui tranquillement dort.

Vous pourriez l’assaisonner, d’une tape sur le bout du nez,

Vous pourriez plus encore l’enfermer, dans un tourbillon d’éto(u)ffe bien serré,

Vous pourriez décider de le manger, car c’est l’heure du goûter.

Mais un chat, c’est plein de poils, qui restent dans la gorge, et vous auriez un chat dans la gorge.

Un chat, c’est plein de cris, insultes à votre ouïe et vous en auriez le poil tout hérissé,

Un chat, c’est plein d’incertitudes, et vous serez obligé de donner votre langue au chat.

Alors, de guerre lasse, souffle coupé, chair de poule, langue inerte, vous le laissez profiter car vous savez qu’une fois encore, ce beau wrap, ce drap, vous aurez, de toutes les façons, obligation de le relaver.

d’autres « Pensées sans retouches » à venir…

 

 

Les comptines de la mouette : Dix petites mouettes

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Dix petites mouettes s’en allèrent pêcher.
L’une d’elles s’étouffa avec un maquereau
et il n’en resta plus que Neuf.

Neuf petites mouettes veillèrent sur la jetée.
L’une d’elles oublia de se réveiller le matin
et il n’en resta plus que Huit.

Huit petites mouettes voyagèrent dans l’océan.
L’une d’elles voulut y demeurer
et il n’en resta plus que Sept.

Sept petites mouettes coupèrent du bois avec une hachette.
L’une d’elles se coupa en deux
et il n’en resta plus que Six.

Six petites mouettes jouèrent avec une ruche.
Une abeille a piqué l’une d’elles
et il n’en resta plus que Cinq.

Cinq petites mouettes étudièrent le droit.
L’une d’elles devint avocat à la Cour
et il n’en resta plus que Quatre.

Quatre petites mouettes s’en allèrent en mer.
Un hareng saur avala l’une d’elles d’un coup
et il n’en resta plus que Trois.

Trois petites mouettes se promenèrent au zoo.
Un gros ours brun en étouffa une
et il n’en resta plus que Deux.

Deux petites mouettes s’assirent au soleil.
L’une d’elles fut grillée sur les rochers
et il n’en resta donc plus qu’Une.

Un petite mouette se trouva toute seule.
Elle alla se pendre au mât d’un voilier
et il n’en resta plus Aucune.

… du coup, la mouette rieuse se mit à pleurer.

libre adaptation de « Ten Little Niggers », Franck Green (1869)

Il était une dame tartine…

La mouette se souvient avec émotion de cette chanson que lui chantait sa grand-mère, un sourire aux lèvres et les yeux qui pétillaient de gourmandise…

Il était une dame Tartine
Dans un beau palais de beurre frais.
La muraille était de praline,
Le parquet était de croquets.
La chambre à coucher,
De crème de lait, 
Le lit de biscuits,
Les rideaux d’anis.

 
Quand elle s’en allait à la ville,
Elle avait un petit bonnet.
Les rubans étaient de pastilles,
Et le fond de bon raisiné.
Sa petit’ carriole,
Était d’croquignoles,
Ses petits chevaux,
Étaient d’pâtés chauds.

 
Elle épousa Monsieur Gimblette
Coiffé d’un beau fromage blanc.
Son chapeau était de galette,
Son habit était d’vol-au-vent.
Culotte en nougat,
Gilet d’chocolat,
Bas de caramel,
Et souliers de miel.
 

Leur fille, la belle Charlotte,
Avait un nez de massepain.
De superbes dents de compote,
Des oreilles de craquelin.
Je la vois garnir,
Sa rob’ de plaisirs,
Avec un rouleau,
De pâte d’abricots.
 

Le puissant prince Limonade
Bien frisé, vient lui faire sa cour.
Ses longs cheveux de marmelade,
Ornés de pomm’ cuites au four.
Son royal bandeau,
De petits gâteaux,
Et de raisins secs,
Portait au respect.
 

On frémit en voyant sa garde,
De câpres et de cornichons.
Armés de fusils de moutarde,
Et de sabr’s en pelur’s d’oignons.
Sur l’trône de brioche,
Charlott’ vient s’asseoir,
Les bonbons d’ses poches,
Sortent jusqu’au soir.

 
Voici que la fée Carabosse,
Jalouse et de mauvaise humeur,
Renversa d’un coup de sa bosse, 
Le palais sucré du bonheur.

Moralité :
Pour le rebâtir
Donnez à loisir,
Donnez, bons parents,
Du sucre aux enfants !

Les comptines de la mouette : Dansons la capucine !

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Dansons la capucine !

Dansons la capucine, 

Y’a plus d’essence chez nous.

Y’en a chez la voisine, 

Mais ce n’est pas pour nous.

Zou !

Dansons la capucine, 

Y’a plus d’lumière chez nous.

Y’en a chez la voisine, 

Mais ce n’est pas pour nous.

Zou !

Dansons la capucine, 

Y’a plus de pain chez nous.

Y’en a chez la voisine, 

Mais ce n’est pas pour nous.

Zou !

Dansons la capucine, 

Y’a plus de paix chez nous.

Y’en a chez la voisine, 

Mais ce n’est pas pour nous.

Zou !

Dansons la capucine, 

Y’a d’la terreur chez nous.

Et pas chez la voisine, 

Mais ce n’est pas pour nous.

Boum !