PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Devinette au saut du lit

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Même loin de vous,

Je pense à vous,

Je souffre pour vous,

Je pleure pour vous,

Je prie pour vous,

Je ne suis rien sans vous.

Qui suis-je ?

Votre mère,

Qui vous aura vus naître, grandir, 

Et qui vous emportera dans son coeur

Au moment de partir.

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PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Acier trempé

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Acier trempé

La pluie enfonce ses griffes dans le sol,

Lacère son cœur de terre, acier trempé.

Torture sans fin, détrempe au vitriol,

Vacarme dans le jardin, terreur du bel été.

Soupirs étouffés, vapeurs grises de douleurs,

Silence forcé, encens d’eau privé de rituel, 

Prières clouées à terre sans espoir de ciel,

D’une longue agonie le monde insouciant se meurt.

Oiseaux égorgés ratatinés dans leurs nids,

Aphones et squelettiques amas de plumes,

Vers les fourrés détrempés les chats ont fui,

Couardes silhouettes aplaties, félins de pacotille.

Le ciel a parlé, le verdict est tombé, le monde se tait.

Attendre son bon vouloir ou sa mauvaise humeur,

Ne pas résister, question de survie, dernière heure.

Est puissant celui qui parle sans mot, frappe sans émotion,

Tenaille nos cœurs serrés, Dieu d’acier trempé.

d’autres « Pensées sans retouches » à venir…

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Dé-rides… au ciel

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pluie carreau

Dé-rides… au ciel

Rides-eau de pluie

… tub-a-quatique,

… plongeur au sec, 

… atomes quantiques, 

… carreau embué, 

… voyeur aveugle,

… gouttes isolées,

… dang-é-phémères,

… course essoufflée,

… cordes tendues,

… arc-ange… ciel,

… cri entendu,

… éclat de verre,

… lumière solaire,

azur sans rides.

d’autres « Pensées sans retouches » à venir…

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Larmes du ciel

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Larmes du ciel

Le ciel autour de tous pleure,

Inconsolable depuis des heures.

Tristesse infinie, gris horizon,

Nature délavée, couleur béton.

Mouille le carreau qui devient myope,

Des lunettes qu’il aveugle se moque,

Brouille le pare-brise, aquarium,

Changement subit de décorum !

Mille gouttes s’abattent sur le trottoir,

Lancers guerriers de piques,

Ou messagères de désespoir

A ceux devenus hystériques.

L’humidité pénètre les maisons,

Rien pour les réchauffer,

Le froid s’insinue sous les blousons,

Les parapluies ou les cirés.

Le haut mur se lamente, tel

Une coulée de lave froide,

Statue qui pleure, roide,

Les longues larmes amères du ciel.

d’autres « Pensées sans retouches » à venir…

 

Gris-gris

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Le ciel est gris souris.
Des ailes rayent le ciel,
Donc les souris ont des ailes.

Le ciel est de plomb,
Des mouettes volent vers lui,
Donc les mouettes ont du plomb dans l’aile.

Le ciel est lourd,
Des chats broient du noir,
Donc les chats ont l’estomac lourd de ciel.

De gris-gris à noir-noir,
Il n’y a plus d’espoir,
Ni pour les souris,
Ni pour les mouettes,
Ni pour les chats.

Floridum mare

Ciel mauve_IA
« Ciel mauve », Inma Abbet, crayon sur papier, 2016

La moisson débordant le plateau diapré
Roule, ondule et déferle au vent frais qui la berce ;
Et le profil, au ciel lointain, de quelque herse
Semble un bateau qui tangue et lève un noir beaupré.

Et sous mes pieds, la mer, jusqu’au couchant pourpré,
Céruléenne ou rose ou violette ou perse
Ou blanche de moutons que le reflux disperse,
Verdoie à l’infini comme un immense pré.

Aussi les goëlands qui suivent la marée,
Vers les blés mûrs que gonfle une houle dorée,
Avec des cris joyeux, volaient en tourbillons ;

Tandis que, de la terre, une brise emmiellée
Éparpillait au gré de leur ivresse ailée
Sur l’Océan fleuri des vols de papillons.

José-Maria de Heredia (1842-1905)