PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches, vagabondage lexical #6 Rien

Fruit d’une pensée souvent nocturne, obsédante, j’appellerais « vagabondage lexical », ce chemin foisonnant qui, partant d’un mot unique, en laisse surgir d’autres, me laissant errer avec bonheur dans mes sensations, mes idées, mes rêves. J’espère que ce petit voyage lexical vous plaira autant qu’il m’aura séduite. 

Rien…

Rien n’est-il pas quelque chose ? « Je n’ai rien à dire », n’est-ce pas « j’ai à vous dire que je manque de quelque chose à vous dire » ? Si « je n’ai rien dans mes poches », c’est que j’aimerais peut-être avoir quelque chose, mais n’y ai-je pas déjà mes mains, témoins de leur vacuité environnante ? Si « je n’ai rien en tête », c’est que je ments, car j’ai toujours quelque idée en tête, obsédante, foisonnante, que j’imagine des solutions possibles. Si « je ne mange rien« , c’est que je ne peux manger, dégoûtée par la nourriture, par la vie.

Si « rien ne peut exister », rien, en revanche existe. Le monde est plein de riens. N’évoque-t-on pas parfois des « petits riens » ? Si rien tient à peu de choses, ceci fait que rien existe, subsiste, résiste. Au trop-plein correspond le trop-rien. A côté de toi, il me semble que « je ne vaux rien », et pourtant, tu me dis que je vaux tout l’or du monde. L’amour est fait de tout et de rien, de plein et de rien de moins que de tout notre être. L’amour, c’est tout ou rien. L’amour, c’est tout, car rien ne vaut l’amour.

Ma devise sera alors : « un rien vaut mieux que deux tu ne l’auras ». Etre, savoir que l’on peut, ou ne pas, rien ou tout avoir…

à suivre…

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PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches, vagabondage lexical #5 Esprit

Fruit d’une pensée souvent nocturne, obsédante, j’appellerais « vagabondage lexical », ce chemin foisonnant qui, partant d’un mot unique, en laisse surgir d’autres, me laissant errer avec bonheur dans mes sensations, mes idées, mes rêves. J’espère que ce petit voyage lexical vous plaira autant qu’il m’aura séduite. Intuition…

Esprit…

… mon esprit est un orgue de Barbarie, ogre de barbarie, notes mâchées, avalées, recrachées, de mots aux multiples portées, clé de fa ou de sol, qui fuient, qui s’envolent et me rendent folle. Clé à molette ? Mi-molette ? Mi-folle ! Mon esprit est fou, il vit de maux, ogre sans faim, faim insatiable, de mots de tout et de rien…

à suivre…

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches, vagabondage lexical #4 Bulle

Fruit d’une pensée souvent nocturne, obsédante, j’appellerais « vagabondage lexical », ce chemin foisonnant qui, partant d’un mot unique, en laisse surgir d’autres, me laissant errer avec bonheur dans mes sensations, mes idées, mes rêves. J’espère que ce petit voyage lexical vous plaira autant qu’il m’aura séduite. Intuition…

Bulle…

… je suis une bulle. Légère, irisée, ronde. Oui, parfaitement ronde ! Musicale, quatre temps, tout le temps, toute l’année, en toute saison, pas de pause. Je m’élève dans les airs, je monte, je grimpe dans l’azur étonné. Libérée de mon entrave créatrice. Juste avant de toucher les doux nuages, j’hésite, j’erre dans l’air, je file indécise dans le ciel clair. Portée par les courants mouvants du vent. Puis, surprise, fâchée, dépitée, je m’éclate, dans un dernier rire, dans un dernier pied de nez à la mort ambiante. PAF ! J’étais une bulle, légère, insouciante, trop confiante… j’ai perdu mon essence, mon esprit…

à suivre…

 

 

 

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches, vagabondage lexical #3 Vie

Fruit d’une pensée souvent nocturne, obsédante, j’appellerais « vagabondage lexical », ce chemin foisonnant qui, partant d’un mot unique, en laisse surgir d’autres, me laissant errer avec bonheur dans mes sensations, mes idées, mes rêves. J’espère que ce petit voyage lexical vous plaira autant qu’il m’aura séduite.

Vie…

… vie, vis, vas, deviens ! Devine, en bas, en hauts. Optimise l’ampleur de tes mots, transforme-les en divins mots qui s’élèvent, légers, incrédules, vers la lune, géante bulle…

à suivre…

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches, vagabondage lexical #2 Créature

Fruit d’une pensée souvent nocturne, obsédante, j’appellerais « vagabondage lexical », ce chemin foisonnant qui, partant d’un mot unique, en laisse surgir d’autres, me laissant errer avec bonheur dans mes sensations, mes idées, mes rêves. J’espère que ce petit voyage lexical vous plaira autant qu’il m’aura séduite.

Créature…

Je suis une créature,

Je ne suis qu’une créature,

Je suis une vivante créature,

Je suis une créature aimée,

Je suis une créature éternelle.

Je suis une créature, fruit de Votre amour.

Merci, Seigneur, pour la vie…

à suivre…

 

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Tombe la neige

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Tombe la neige

Tombe la neige, petits flocons mignons. Seul le Ciel peut faire tomber ces nuées gelées, multitude de lettres penchées, si joliment calligraphiées, redessinant la ville incrédule. Tourbillons de blanc sans cesse renouvelés, assommant de leur silence la ville étonnée. Des milliards de milliards de fleurs hivernales, accablant sans répit la ville de froid saisie. Manne divine immaculée, beauté éphémère sur la ville bouche béé. Mouvement perpétuel du Ciel, geste gratuit, beauté mortelle, fouettant les joues des passants non habitués. Sur les trottoirs se dessinent des empreintes, talons-pointes, pointes-talons, pas-de-deux multiplié à l’envie, chorégraphie involontaire. Ballet sans balais, pas dupe.

Tombe la neige, gros flocons denses. Le ciel a le teint gris, inexpressif, sa joie enfuie au-delà des nuages. Les têtes des réverbères sont désormais couronnées d’un blanc chapeau. Calotte glacière, glaçante coiffure. Les voitures ont enfilé leur épais manteau, précieuse hermine, royale dignité, immobile fierté. Des écoliers tentent de faire des boules, pétanque de jeunots, c’est rigolo. Je n’ai pas envie de déflorer le trottoir comme d’autres; je voudrais laisser la ville pure et silencieuse, pour une fois. Demain matin, peut-être… Les voitures glissent sans bruit, fini de fanfaronner ! La ville est muette et froide, mouillée. Et moi, au chaud derrière mon écran, sous le halo jaune de mon lampadaire, je bavarde, je bavarde, je joue avec les mots comme le Créateur, insondable Gulliver, joue avec les flocons. Sauf que ce qu’il dit demeurera éternellement plus beau que les traces transies de mes pattes de mouche… euh… de mouette, sur l’ordinateur immobile.

d’autres « Pensées sans retouches » à venir…

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : La lune est ronde

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lune photo Lb pour LMR

Photo ©Lamouetterieuse

La lune est ronde

 

La lune est ronde, ventre de la femme, promesse de vie,

La lune est ronde, sein nourricier, promesse de survie,

La lune est ronde, joue du petit d’homme, promesse de sourire,

La lune est ronde, iris de l’enfant, étonné, promesse de surprise,

La lune est ronde, lèvres de la femme énamourée, promesse de baisers,

La lune est ronde, bras de l’homme aimé, promesse de câlins rassurants,

La lune est ronde, visage céleste souriant, promesse de bonheurs sur terre,

La lune est ronde, bulles irisées dans mes rêves légers…

 

Je ne souhaite pas te décrocher, lune.

Je te souhaite éternelle dans le ciel.

Je t’espère toujours maternelle à mon cœur,

A jamais doucement ronde.

 

d’autres « Pensées sans retouches » à venir…