Recette pour tenter d’enfumer les électeurs français en quatre coups de cuillère à pot.

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1)Prenez un bon peuple, varié, fier de son histoire, riche de ses terroirs, un peuple un peu orgueilleux, un peu bêta, un peu rougeot et pas trop vert, mais un peuple de braves, qui sente bon la France des clochers, voire celle des histoires de cloche-merle peu importe, puisque comme on dit ici, et n’en déplaise à certains, « dans l’clocheton, tout est bon ». On les appelle avec mépris « Français de souche », mais je les qualifierais volontiers de « Français de couches », de ces strates généalogiques parfois assaisonnées d’épices ou d’herbes étrangères bien intégrées, qui forment précisément la souche qui soutient le tronc, colonne vertébrale de notre beau pays.

2)En vue d’une échéance électorale de la plus haute volée (pas encore de bois vert, ça viendra, n’ayez crainte) laissez ce bon peuple à l’échine courbée lentement mariner  (tiens, l’expression est amusante, un peu décalée) pendant de longs, longs… mois dans un bouillon « micro-bien » (plutôt « macro-mal ») d’idées toutes plus fausses les unes que les autres sur : une économie rutilante, des retraites dorées, des « mouvements migratoires » maîtrisés (restons polis, certains migrants dotés de téléphones dernier cri pourraient cafter), l’insécurité (pardon, « la sécurité »), les actes, si rares, de pauvres « déséquilibrés » qui ont fauché tant de vies innocentes, le chômage (le « quoi »?, ne nous avait-on pas promis une baisse de sa courbe ?), les programmes scolaires (dont la copie serait entièrement à refaire), l’union des sexes similaires (urgence absolue, rappelons-le, selon des millions d’homosexuels et lesbiennes français)… et j’en passe… J’vais m’choper une gastro… et vous la refiler, ce qui serait ballot, car le second tour… de spatule (ou de fouet)… approche. Évitons, enfarinés que nous sommes par des gueules de tarte à la crème (ne visons personne), d’être tentés de cracher dans les « urn-i-noirs » de la « Ripouxblique », prétexte à l’exécution d’une basse « démochiasserie ». Notre temps viendra, de faire cracher les méprisants es-tambouille du système médiatico-politique actuel, les laissant rôtir de honte en Place de Grève.

Utilisez de préférence une grosse marmite de médias complaisants et d’influents hommes « trois points » (pas une nouvelle version rebootée d’hommes, non, vous savez, des hommes « Logés » à certaine enseigne se « pensant-bien-éclairée ») ayant tous bassement prêté allégeance au pouvoir. On eût pu dire « trois clous », comme ceux de girofle, c’eût été plus savoureux, mais nous sommes trop proches encore de Pâques et du souvenir de la Passion. Oups…, la vilaine catho que voilà. Et touillez bien, lentement, l’air de rien, dans un sens, puis dans l’autre; c’est essentiel. L’électeur doit perde sa tête. Pour finir en tête-de-veau vinaigrette.

3)Pendant ce temps (cinq ans minimum, faut qu’ça prenne bien, tout de même), remarquez comme le guignol es « ment-sauge » aux fourneaux d’un pays racorni qu’il a conduit tout droit dans les flammes de son quinquennat, se mitonne une postérité, en désignant son fils « spirituel » (spirituel mais ni drôle, ni fervent, faut-il le préciser) en la personne d’un « ingrat-dient » de choix, une marionnette de Guignol. Un quadra mal dans ses costards (pas comme certains, objecterez-vous), avec un « theveu » sur la langue, sans saveur, sans chaleur, sans chair, au regard vitreux, un mec creux, une race particulière : le « Macreux ». Pas le maquereau bourré d’Omega 3 bons pour la santé, pas le doux macaron qui console des angoisses (même si sa « délicieuse » épouse est issue d’une famille dont c’est la spécialité), pas la macreuse, dont on fait le bon pot-au-feu « bien de cheu-nous ». Non, le « Macreux », vous savez, ce morceau choisi et non « de choix », énarque (« eunuque » ? non, juste énarque, Mâdâme, un type bien sous tous rapports, gendre idéal pour vous, n’est-ce pas ?) et grand âmi de la « finânnnce » internationale, un copain des « CAC-sos 40 », chouchou des bobos et des pseudos-intellos en mal de masturbation cérébrale. Le Macreux loge dans les beaux quartiers, ne s’intéresse qu’à sa petite personne (comme son papa « spi »), ignore ses voisins, le peuple, la vie la vraie. Il ignore la sueur, hait les poignées de mains des pauvres, la crasse, le labeur, le malheur. Le peuple, c’est sale, c’est moche, ça fait tache. Sous ses airs de type bien-comme-il-faut, c’est un Jean-foutre, un flatuleur (flatteur ?) de la pensée ambiante, un menteur, un flagorneur, un voleur de symboles. Le pervers narcissique dans toute sa spl-… euh… laideur; tiens, encore un.

4)Une fois le bon peuple bien court-bouillonné, court-circuité, couillonné (pardon, Messieurs, mais c’est le mot), ne reste plus qu’à continuer (car ça dure depuis des décennies, cette « Marinade »-là) à diaboliser la partie adverse. Facile, puisqu’on sait ce que c’est qu’être diabolique. C’est le moment le plus exquis, le plus excitant de la recette pour ceux qui ont endossé les tabliers des cuisiniers trois-points. On assaisonne de piments (de Cayenne, y’en a une qui aime), on traîne dans la boue, on cloue au pilori, on dénature, on déforme, on taille dans le vif, on tranche au hachoir, on enfume (et ça pue, vous voyez bien qu’c’est nauséabond, pensez-vous ma p’tite dame…); tous les coups sont bons pour avilir. Pour mettre la rate au court-bouillon. Notre regretté Audiard national aurait les mots idoines, lui, du genre : « on va les hacher menus… façon puzzle culinaire », façon macédoine, hachis Parmentier ou farce de poule-au-pot. Ce pauvre Roi Henri-le-Quatrième doit bien avoir de la peine, lui qui aimait alors à dire : « Si Dieu me donne encore de la vie je ferai qu’il n’y aura point de laboureur en mon Royaume qui n’ait moyen d’avoir une poule dans son pot. »

Reste à savoir si la sauce prendra, si la recette fera autant d’amateurs que ce que les sondages et « menteurs-pro-du-monde-politico-médiatique » le disent. Les carottes ne sont pas encore cuites, cher Môssieur Macreux, ou peut-être le seront-elles précisément bientôt pour vous. Allez, ne vous plaignez pas, ça donne bonne mine, les cuisses roses et bon caractère, et vous aurez bien besoin de tout cela le soir du 7 juin prochain. Nous saurons bientôt qui sera pris la main dans le pot… aux roses. Car le Français moyen, l’air benet sous son béret, l’air tranquille dans son jogging, l’air soucieux dans open-space laborieux…, n’est pas si bête. Il sait qu’on ne l’enfumera pas aussi facilement, qu’il ne se laissera pas cuisiner si vilement (même civilement), y compris sur un plateau d’argent. Il aime son pays, les femmes, les bières, les blondes et n’apprécie pas les notes salées, surtout lorsqu’elles lui sont imposées.

(article mijoté par une brune de convictions qui croit en une blonde de convictions)

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« Déséquilibrés » du « vivre-ensemble »

gameover PacMan

Dans un commissariat,

Irruption d’un sale gars

Armé d’un grand couteau,

En tailladeur d’abdos.

 

Dans la ville-moutarde,

Un fou du volant

Fonce sur les habitants.

Le bagne pour toi, pôv’ couard.

 

Puis les frères Kouachi,

Armés et cagoulés,

Brisent des mines osées.

Et « Charlie », c’est fini.

 

Des tués à Montrouge,

Puis à l’Hyper Cacher.

Éradiquent tout c’qui bouge,

Volent encor’ des vies chères.

 

Jolie danseuse, Aurélie,

T’aurais pas dû croiser

Le tir d’un forcené.

Adieu, notre gaie Lily.

 

Décapiter son patron,

Puis planter sa binette.

Manières de sale con,

Tout tordu dans sa tête.

 

Au cœur du Bataclan,

Où de jeunes insouciants

Sont rayés dans l’instant

D’un concert tout vibrants.

 

Un policier est tué,

Puis sa femme égorgée

Devant leur cher petit.

Fanatique impuni.

 

Un autr’ fou du volant,

Dans son gros camion blanc,

Décime jeunes et familles

D’une fête bon-enfant.

 

Dans la chaleur de l’été,

Mère et filles, cœur léger,

Portant de jolis shorts,

Taillées à moitié mortes.

 

Nous qui sommes encor’ debout,

Cibles des dits « déséquilibrés »,

Notre devoir, résister.

Yaka les enfermer, un point c’est tout.

 

 

 

 

Grande Faucheuse

fond noir

Douce nuit d’été, liesse des feux de joie d’une fête nationale, sourires aux lèvres, palpitations au cœur, rires. La petite fille a emporté son nounours préféré, pour qu’il puisse lui aussi profiter du beau feu d’artifice qu’elle va voir pour la première fois. Les coups des illuminations géantes dans le ciel résonnent dans sa petite poitrine. Elle serre fort la main de son grand-père. Que c’est beau !

Trois secondes après, la Grande Faucheuse moissonne, défonce, décapite, démembre enfants, femmes et hommes dans la force de l’âge. Peuple festif, joie simple, âmes innocentes. L’émerveillement a fait place au silence, aux hurlements de douleur des survivants hébétés, écoeurés d’incompréhension. Récolte rouge. Paix à leurs âmes.

La Grande Faucheuse au service de la barbarie, aux ordres de la terreur, n’est plus celle de la lèpre ou des champs de bataille. Aucun ultimatum, pas de justification, aucune excuse, frayeur gratuite. Circonstances aggravantes du terrorisme.

Mesdames et Messieurs les politiques, cessez de vous gargariser de grands mots, de stigmatiser certains partis, de pactiser avec l’ennemi. N’avez-vous pas de sang dans la bouche ? Votre mission est de protéger le peuple qui vous est confié. Qu’avez-vous fait pour pacifier l’espace public ? Que ferez-vous pour éviter, encore et encore, l’escalade de la terreur ? Que l’un de vos proches soit terrassé par la Grande Faucheuse dans vos palais dorés sécurisés ?

Il est plus que temps de poser les bonnes questions, quitte à reconnaître ses erreurs. Il est grand temps de retrousser vos manches. De passer d’un « état d’urgence » à un « Etat fort ». La Grande Faucheuse a encore du pain sur la planche, un pain tendre et insouciant, qui ne demandait rien d’autre que de vivre… en paix.

 

 

Ferme ta gueule et tais-toi !

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L’enfant se tait si on lui impose le silence.

La femme se tait quand elle souffre en silence.

L’accusée se tait à l’énonciation du verdict.

La mouette en a marre de fermer sa gueule,

Marre de souffrir en silence.

« Birra et circenses »*

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POUÊT…!! …POUÊT-POUÊT-POUÊT-POUÊT !!! Joie klaxonnée du peuple déversée dans les rues, ivresse hurlée d’une fin de match de football, victoire sur l’ennemi au ballon rond. Opium du peuple. Des cadavres de bouteilles de bière fracassés sur le sage espace public, des voitures tranquilles mises à feu et à sang, la folie populaire outrepasse les limites de son ventre proéminent sous son pantalon de joggeur de canapé, petite cervelle capuchonnée dans son sweat amerloque logoté. Aveuglée par une vie morne et un avenir encore plus sombre, elle vomit dans l’instant son carpe diem nocturne, dépouillé de sa dimension philosophique et ignorant les humbles aspirations de l’être cultivé et pacifique. Des buts pour un seul but : oublier la réalité. Dépolitisation du troupeau.

Le petit empereur au bide gonflé de suffisance et au rictus mièvre s’est retranché dans son palais doré. Derrière les lambris, les klaxons qui hurlent lui parviennent étouffés et ne l’atteignent pas. De toutes les façons, il ne s’y intéresse guère. Si la liesse populaire, malgré ses apparences trompeuses de con-passion de petit homme calculateur, laisse froid son cœur de marbre, il s’en réjouit en son for intérieur : tout ce qui peut distraire le peuple désabusé dont il a la charge le soulage, lâche qu’il est. Panem et circenses. Il a même le culot de vouloir faire croire aux médias que la victoire, au contraire de la misère du pays dont il est responsable, lui serait quasi imputable. Certains iront jusqu’à boire ses paroles d’évangile (euh…), alors pourquoi s’en priverait-il ? La joie du peuple ignare lui lèche involontairement les bottes; en menteur professionnel, il jouit sans retenue de cette spontanéité qui va sans doute lui octroyer quelques points supplémentaires dans sa cote de popularité effondrée, même si le sursaut sera insuffisant et non pérenne. Son seul objectif : ne pas oublier la réalité, tenir jusqu’à la prochaine échéance électorale, moins de dix mois… Game of Throne (sans « s », il n’y en a qu’un ici).

Le peuple aura vécu intensément quelques heures, quelques jours de folie communicative alcoolisée. Certains iront même jusqu’à penser que c’est une bonne chose, que cette amnésie est pour partie réparatrice, voire salvatrice. Le supporter lamb-da lobotomisé, encouragé par les médias d’Etat, aura soigneusement caché derrière sa télé « Led-Ultra-HD » flambant neuve les images de ses frères déchirés par les bombes, tombés pour rien, et certainement pas sur une pelouse verte bien fraîche. Pourtant, lorsqu’il se réveillera, la coupe sera encore plus amère, joie artificielle éphémère, lie empoisonnée du mensonge institutionnalisé. Insatiable de plaisirs immédiats dans sa vie erratique, n’est-ce pas précisément vers le petit-empereur-cynique-en-costume-blindé-à-mille-euros que se retournera sa vindicte ? A défaut d’obtenir l’assurance d’un avenir sécurisé, il lui faudra de la bière et des jeux, encore, encore et encore. Birra et circenses. Ad nauseam. Ça tombe bien, le Tour de France va pouvoir prendre le relais…

*référence à l’expression « Panem et circenses », (« Du pain et des jeux »), extraite de la Satire X du poète latin Juvenal (fin 1er siècle-début 2ème siècle ap. J-C).

N.B : la mouette demande pardon à ses amis amateurs véritables de football ou de vélo qui ont encore la tête sur les épaules.

Les « english poems » de la mouette #1 : BREAKS-HIT !

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  • Today was the Brexit,
  • To say, British-exit.
  • People of Great Britain
  • Just one pencil using,
  • Referendum speaking,
  • Preferred « not to remain ».
  • Success with no spoiled polls,
  • Such historical divorce !
  • An unhappy Lady
  • Gets freedom, finally !
  • So, farewell Europe,
  • Now it is Britain first,
  • Traditions and madness,
  • For us « God Save The Queen »,
  • And for you, « Imagine… »
  • Ô, « Rule Britannia » !
  • Now Pound is drowning,
  • In lying down markets,
  • Many lying medias,
  • Politician puppets
  • Eternal show playing.  
  • So, « Bye Bye Cameron,
  • And don’t get drunk alone ! »
  • Sur le Vieux continent,
  • Orgueilleux impotent,
  • C’est Calais l’enchaînée
  • Qui vomit ses migrants.
  • Sur le chômage il ment,
  • Hollande, gros fainéant,
  • Coincé entre Merkel
  • Et Juncker malfaisant.
  • L’Europe des valeurs
  • A fait place aux menteurs,
  • Aux lois de la finance,
  • Méprisant les humains,
  • Des nations sans destins,
  • Sans prestige de la France.
  • Les carottes sont-elles cuites ?
  • Faut-il changer d’régime ?
  • Réinventer la suite 
  • Par un Froggs-out magique ?

On s’en foot, du ballon rond !

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On s’en foot, du ballon rond !

Elle a le ballon, plein l’dos, c’est pour bientôt, et s’en foot du ballon rond,

Il prend un doux ballon de rouge en terrasse, et s’en foot du ballon rond,

Elle goûte avec délice aux olives, lascive, et s’en foot du ballon rond,

Il reçoit un zéro pointé à sa dictée, dégoûté, et s’en foot du ballon rond,

Elle sue ses exercices de pilates, serre les dents, et s’en foot du ballon rond,

Il tape du pied dans un galet, épaules haussées, et s’en foot du ballon rond,

Elle dessine la lune en tirant la langue, pour Maman, et s’en foot du ballon rond,

Il se glisse dans son bain chaud, métro-boulot-dodo, et s’en foot du ballon rond,

Elle aligne les zéros sur son compte en banque, affolée, et s’en foot du ballon rond,

Il lève des yeux rêveurs vers le dirigeable, futur pilote, et s’en foot du ballon rond.

Le ballon rond fait rêver des gens, mais pas tous ceux que l’on croit(se).