PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Les contes de la mouette : Le banc du poissonnier

mouette de face

Le banc du poissonnier

Le banc du poissonnier sur le bord du quai avait été installé

Pour que les marins épuisés puissent y démêler leurs filets,

Ou pour le repos des touristes blafards un peu égarés,

Mais c’est la mouette qui en a fait sa propriété.

 

Elle s’y tient sur une patte, équilibriste de pacotille,

Regarde le merlan dans la glace pilée qui frétille.

« T’as des yeux d’merlan frit », lui dit, en mode Gabin, le goéland,

« Euh… toi, j’t’ai pas d’mandé l’heure, pôv’ gla*d. » (censuré)

 

Les gants jaunes du poissonnier ressemblent à ses pattes,

Qui farfouillent dans les bacs de crustacés cuits.

Elle f’rait mieux qu’lui pour détacher les carapaces

Des tourteaux, des langoustes, des homards rougis.

 

Experte en dépeçage, par passion artiste marine,

Poétesse haïe des petits vers dans la saline,

Ogresse tortionnaire des bancs de poissons,

Elle ne laissera personne souiller son illustre réputation.

 

Se sentant épié, le poissonnier relève le bout de son gros nez,

Ose même lui jeter par-dessus l’épaule un sale regard, 

Auquel elle répond d’un oeil torve et hagard.

Des bipèdes en tablier, elle n’a pas peur, vous savez.

 

Certains voulaient l’appeler « le banc du poissonnier »,

Des pancartes l’avaient même depuis les ruelles désigné.

Désormais tout le monde l’appelle « le banc de la mouette », c’est avéré.

De ses sphincters elle en a d’ailleurs depuis longtemps signé le dossier. (censuré)

d’autres « fous-rires de la mouette » à venir…

 

 

 

 

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Les comptines de la mouette : Dix petites mouettes

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Dix petites mouettes s’en allèrent pêcher.
L’une d’elles s’étouffa avec un maquereau
et il n’en resta plus que Neuf.

Neuf petites mouettes veillèrent sur la jetée.
L’une d’elles oublia de se réveiller le matin
et il n’en resta plus que Huit.

Huit petites mouettes voyagèrent dans l’océan.
L’une d’elles voulut y demeurer
et il n’en resta plus que Sept.

Sept petites mouettes coupèrent du bois avec une hachette.
L’une d’elles se coupa en deux
et il n’en resta plus que Six.

Six petites mouettes jouèrent avec une ruche.
Une abeille a piqué l’une d’elles
et il n’en resta plus que Cinq.

Cinq petites mouettes étudièrent le droit.
L’une d’elles devint avocat à la Cour
et il n’en resta plus que Quatre.

Quatre petites mouettes s’en allèrent en mer.
Un hareng saur avala l’une d’elles d’un coup
et il n’en resta plus que Trois.

Trois petites mouettes se promenèrent au zoo.
Un gros ours brun en étouffa une
et il n’en resta plus que Deux.

Deux petites mouettes s’assirent au soleil.
L’une d’elles fut grillée sur les rochers
et il n’en resta donc plus qu’Une.

Un petite mouette se trouva toute seule.
Elle alla se pendre au mât d’un voilier
et il n’en resta plus Aucune.

… du coup, la mouette rieuse se mit à pleurer.

libre adaptation de « Ten Little Niggers », Franck Green (1869)

Les mouettes sont grassouillettes

Les mouettes sont grassouillettes.

Elles se moquent du foot.

Elles se moquent de la politique.

Elles se moquent du qu’en dira-t-on.

Elles rient de tout, surtout d’elles-mêmes.

Les mouettes sont grassouillettes.

Elles sont mignonettes.

(confidence d’une mouette rieuse)

« Et la moulinette chairera… »

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Prenez un cerveau fatigué mais pas trop ramollo, non juvénile mais pas encore sénile. En principe, vous ne devez pas rencontrer de pépins. Jetez bien les noyaux mais conservez les petits os éventuels. Ils vous seront précieux plus tard, lorsque les vôtres seront devenus trop vieux.

Passez-le à la moulinette à main. Purée ! Si vous sentez quelque résistance, c’est bon signe, signe de lobotomie inachevée.

Faites revenir à poil, dans un peu d’huile de coude, quelques idées amères mijotées aux petits oignons. Faites les bien suer. Vous pouvez rajouter un peu de jus de navet, mais sachez qu’il peut être difficile à trouver. 

N’oubliez pas d’ajouter une bonne pincée d’esprit (ingrédient rare de nos jours) et de poivre noir (ou de piment de Cayenne pour les nostalgiques).

Réintégrez la bouillie de cerveau dans votre poil et faites revenir pendant quelques heures, le temps que les esprits remontent à la surface et délivrent tous leurs sucs.

N’écoutez pas les ragoûts qui disent que la vengeance est un plat qui se mange froid ! Servez fumant !

N.B : en accompagnement de ce plat hors du commun, vous pouvez servir des nouilles, des andouilles ou un sot de glace.

Les comptines de la mouette : « Junker, tu dors »

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Junker, tu dors, 
Ton Europe ton Europe se délite
Junker, tu dors, 
Ton Europe ton Europe va pas fort !

Refrain :
Ton Europe ton Europe se délite
Ton Europe ton Europe va pas fort !
Ton Europe ton Europe se délite
Ton Europe ton Europe va pas fort !

Junker, tu dors,
Mais les peuples doutent doutent,
Junker tu dors,
Mais les peuples doutent fort.

Junker tu dors,
Voici venir leur rage,
De ton perchoir
Tu vas bientôt déchoir.

 

 

Les comptines de la mouette : Il était un petit homme…

 

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Il était un petit homme…

Il était un petit homme,
« Hollande, la quéquette »,
Il était un petit homme,
Qui avait une drôle d’ambition. (bis)

Une ambition en béton,
« Hollande, la quéquette »,
Une ambition en béton :
Saisir toute opportunité. (bis)

Si vous voulez le contrer,
« Hollande, la quéquette »,
Si vous voulez le contrer,
Vous vous ferez bien arnaquer. (bis)

Le peuple n’a pas renoncé,
« Hollande, la quéquette »,
Le peuple n’a pas renoncé,
Mais s’est quand même fait arnaquer. (bis)

Il l’avait bien enfumé,
« Hollande, la quéquette »,
Il l’avait bien enfumé,
Avec de belles promesses dorées. (bis)

Les promesses sont envolées,
« Hollande, la quéquette »,
Les promesses sont envolées,
La confiance est détériorée. (bis)

Aux prochaines élections,
« Hollande, la quéquette »,
Aux prochaines élections,
Le traître sera laminé. (bis)

Mon histoire est terminée,
« Hollande, la quéquette »,
Mon histoire est terminée,
Messieurs, Mesdames, il faut voter ! (bis)

Il était une dame tartine…

La mouette se souvient avec émotion de cette chanson que lui chantait sa grand-mère, un sourire aux lèvres et les yeux qui pétillaient de gourmandise…

Il était une dame Tartine
Dans un beau palais de beurre frais.
La muraille était de praline,
Le parquet était de croquets.
La chambre à coucher,
De crème de lait, 
Le lit de biscuits,
Les rideaux d’anis.

 
Quand elle s’en allait à la ville,
Elle avait un petit bonnet.
Les rubans étaient de pastilles,
Et le fond de bon raisiné.
Sa petit’ carriole,
Était d’croquignoles,
Ses petits chevaux,
Étaient d’pâtés chauds.

 
Elle épousa Monsieur Gimblette
Coiffé d’un beau fromage blanc.
Son chapeau était de galette,
Son habit était d’vol-au-vent.
Culotte en nougat,
Gilet d’chocolat,
Bas de caramel,
Et souliers de miel.
 

Leur fille, la belle Charlotte,
Avait un nez de massepain.
De superbes dents de compote,
Des oreilles de craquelin.
Je la vois garnir,
Sa rob’ de plaisirs,
Avec un rouleau,
De pâte d’abricots.
 

Le puissant prince Limonade
Bien frisé, vient lui faire sa cour.
Ses longs cheveux de marmelade,
Ornés de pomm’ cuites au four.
Son royal bandeau,
De petits gâteaux,
Et de raisins secs,
Portait au respect.
 

On frémit en voyant sa garde,
De câpres et de cornichons.
Armés de fusils de moutarde,
Et de sabr’s en pelur’s d’oignons.
Sur l’trône de brioche,
Charlott’ vient s’asseoir,
Les bonbons d’ses poches,
Sortent jusqu’au soir.

 
Voici que la fée Carabosse,
Jalouse et de mauvaise humeur,
Renversa d’un coup de sa bosse, 
Le palais sucré du bonheur.

Moralité :
Pour le rebâtir
Donnez à loisir,
Donnez, bons parents,
Du sucre aux enfants !