PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Mon ami

J’ai revu mon ami

Nous vivons loin de l’autre

Et chacun ses soucis.

J’ai revu mon ami

Aujourd’hui c’était hier

Haut nous levons nos verres.

J’ai revu mon ami

Nous avons tant à dire

Le temps n’est qu’un soupir.

J’ai revu mon ami

J’admire ses connaissances

Il admire mon intelligence.

J’ai revu mon ami

Nous nous comprenons

À mi-mot et nous rions.

J’ai revu mon ami

Dans le cœur de ma maison

Sanctuaire de mes passions.

J’ai revu mon ami

Loin des forces du Mal

À l’abri de ce qui me fait mal.

J’ai revu mon ami

Que l’amitié est belle

Lorsqu’elle est éternelle.

d’autres « Pensées sans retouches » à venir…

Publicité

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Mon cerveau

Dans ma tête se trouve un cerveau. Comme tout le monde, me direz-vous. Oui mais un drôle de cerveau. Qui m’étonnera toujours.

De lui jaillissent mille idées simultanées. Qui partent dans tous les sens, vers le haut, vers le bas, sur les côtés. Qui s’entrechoquent telles les jets éblouissants d’un feu d’artifice. Qui m’ennivre telles les bulles pétillantes d’une flûte de champagne.

Une multitude de couleurs aux formes novatrices ou ouvrages d’artistes de la Grèce antique.

La vue démultipliée d’une mosaïque qui me donne le tournis dans une danse créative.

Un kaléidoscope qui me plonge dans un univers aux dimensions multiples sans cesse renouvelé.

Mon cerveau, cet organe qui fait de moi ce qu’il veut, mais que je peux utiliser pour laisser exploser ma créativité. Et pour cela, je l’aime.

d’autres « pensées sans retouches » à venir…

PAR PETITS TOUCHES, pensées sans retouches : Le ciel

Comme il est beau ce ciel,

Où les oiseaux pris de froid secouent leurs ailes,

Pointent leurs becs vers ce bleu irréel,

Toujours plus haut, vers l’immuable éther.

Comme il est pur cet immense ciel,

Où montent les prières des fidèles,

Confiants en la miséricorde divine,

Pleins d’espoir en leurs litanies alpines.

Le ciel est bleu, le ciel est pur, le ciel nous protège de son immuable présence.

d’autres « Pensées sans retouches » à suivre…

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Froid

Le froid mordant montre ses dents.

Il pique, il décape vivement

Nos tendres joues d’enfants

Et colore en rouge nos pommettes saillantes.

Nous nous réfugions dans nos cache-nez,

Tours de fortune, barrières de laine,

Couleur gris pierre, tricots serrés,

Armures faites par nos mères.

Il lance sa mitraille serrée

Contre nos sourires gelés.

Le froid mordant s’est cassé les dents

Et nous, nous rions dans le vent !

d’autres « Pensées sans retouches » à venir…

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Balançoire végétale

Le petit oiseau noir fait de la balançoire sur une fine branche en haut de l’arbre. Un autre oiseau le rejoint. Le poids, doublé, fait ployer la branche et donne à la balançoire une plus importante amplitude. Les deux oiseaux ont le cœur en fête, unis dans l’élévation comme dans la descente.

Le second oiseau s’envole vers les nuages menaçants. Le premier se sent tout triste. Son ami l’a quitté et la balançoire est redevenue toute légère, presque imperceptile. Son cœur bat plus lentement. Rien ne vaut le jeu de la balançoire végétale. Rien ne vaut l’amitié.

D’autres « Pensées sans retouches » à venir..

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Parure céleste

Tous les soirs, allongée dans mon lit, je regarde les étoiles dans le ciel à travers les carreaux de ma fenêtre.

Parure céleste de diamants et de brillants, elles semblent me faire de doux clins d’oeils.

Elles sont si éphémères que j’ai peur de les perdre dans la nuit de mon encre.

Pourtant ce sont de vénérables dames qui fascinent les hommes depuis la nuit des temps. Mais elles ne sortent leur parure céleste que pour accompagner leur tenue du soir et faire honneur à la bienveillante lune.

J’en ai plein les yeux. Mon coeur doit se calmer pour mieux les observer. Mais la tâche est dure devant tant de beauté.

Les étoiles sont les stars de mes nuits. Avec leur parure céleste elles m’ouvrent la porte d’un monde délicat, vivant et mystérieux, la porte de beaux rêves.

d’autres « Pensées sans retouches » à venir…

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : L’appel de la mort

J’ai souvent cru que tu viendrais dans longtemps. Le temps qui s’étire et revient à son point d’origine n’a pas sa place dans une simple existence. Grand élastique invisible, manège qui me saoule de vertiges, pomme au sucre qui me rappelle celle empoisonnée que la reine, déguisée en hideuse sorcière, tend à l’innocente Blanche Neige . Une si jolie pomme, rouge sang laquée de sucre . Adam et Ève ne sont pas loin. Ils ont joué le jeu et ils ont perdu.

J’ai souvent cru que tu étais pour les autres. Moi, ça n’est pas encore mon tour, j’ai du temps devant moi, tant à faire. Mais j’oublie que tu peux t’abattre sur n’importe qui, à n’importe quelle heure, laissant les proches du défunt désemparés et révoltés.

J’ai souvent cru que tu viendrais avec grand fracas me permettant de me préparer, alors que tu te faufileras dans mon âme, serpent rampant silencieusement, manque de souffle, morsure fatale. Fin de l’histoire dans le silence.

J’ai souvent cru que dans notre bataille j’aurai le dernier mot, alors que c’est toi, la mort, être glacé, qui inscriras sur mon cœur en lettres de feu : Game over.

d’autres « Pensées sans retouches » à venir …

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Clin d’oeil de la lune

La lune accompagne mes premiers pas dans la nuit,

Derrière la fenêtre dans l’encre du soir, étoile mystérieuse,

Qui se pare d’une cape aux reflets cramoisis,

Bordée d’une mantille aux effluves de tubéreuse.

La lune veille ainsi sur mes nuits agitées,

Grande sœur rassurante au cœur mordoré,

Qui m’envoie un clin d’œil à travers le carreau,

Et m’assure que demain il fera enfin beau.

d’autres « Pensées sans retouches » à venir…

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : Avant que la guerre ne nous prenne

Avant que la guerre ne nous prenne, je veux revoir mes enfants,

Avant que la guerre ne nous prenne, je veux les serrer fort contre moi,

Avant que la guerre ne nous prenne, je serrerai même mon ex contre moi,

Avant que la guerre ne nous prenne, je te serrerai dans mes bras, Maman,

Avant que la guerre ne nous prenne, je veux me réfugier dans ta chaleur, mon amour,

Avant que la guerre ne nous prenne, je veux poser mes lèvres sur les tiennes,

Avant que la guerre ne nous prenne, je veux une étreinte profonde avec toi,

Avant que la guerre ne nous prenne, je veux sentir la vie palpiter en nous, pour la dernière fois.

d’autres « Pensées sans retouches » à venir…

PAR PETITES TOUCHES, pensées sans retouches : L’horloge

J’entends l’horloge murmurer. Elle machonne des parts de temps. Comme celles d’un gâteau au yaourt. Mi-a, mi-a, mi-am ! C’est bon, ce n’est pas long. Bientôt ne restera-t-il que des miettes , bonnes pour les pigeons. Les pigeons picorent des miettes de temps. Ils vont faire péter leur grise livrée. Avant de s’élancer vers le ciel, le ventre plein de secondes.

L’horloge occupe désormais mon esprit. Obsession. Son tic-tac m’empêche de réfléchir. Ou m’oblige à ne penser qu’à elle. Je ne peux digérer les miettes du temps comme le fait le pigeon. Je risque de m’étouffer. Étouffée par le temps. Prise à la gorge. Comme ces moments où, dans ma vie, j’ai été étranglée. Ne pas paniquer. Cesser de respirer pendant quelques miettes de temps, ne pas m’évanouir, ne pas perdre espoir, mais croire à la vie qui reviendra dans quelques secondes. Garder espoir.

L’horloge est une mangeuse de temps, une ogresse à l’existence perpétuelle. Moi je ne suis qu’une part de gâteau, éphémère et fragile.

d’autres « Pensées sans retouches » à venir…

%d blogueurs aiment cette page :